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« Mort à Israël » : l'Université libre de Bruxelles envahie de tags haineux


L'un des occupants a assuré qu'une grande partie du corps enseignant soutenait le mouvement et que la direction tolérait l'occupation

i24NEWSMiri Maman ■ i24NEWS, Miri Maman
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"Mort à Israël", "Mort au roi" - Bruxelles : Tags haineux et militants s'emparent de l'ULB
"Mort à Israël", "Mort au roi" - Bruxelles : Tags haineux et militants s'emparent de l'ULB

Occupé depuis plusieurs semaines par des militants propalestiniens, le bâtiment P1 de l'Université libre de Bruxelles s'est couvert d'inscriptions hostiles à Israël et à la police. Miguel Urdiain, militant du Mouvement réformateur, a pu y entrer et en a rapporté des images qui interrogent sur le climat qui règne sur le campus.

« Mort à Israël », « Mort au roi », « Un flic, une balle »… Sur les murs du bâtiment P1 de l'ULB, les slogans s'enchevêtrent sur des surfaces entièrement taguées. Ces images, Miguel Urdiain les a filmées au cours de près d'une heure passée à l'intérieur. Engagé au MR, le parti libéral francophone de centre droit, il a parcouru les lieux, relevé les inscriptions et échangé avec les occupants.

"Mort à Israël", "Mort au roi" - Bruxelles : Tags haineux et militants s'emparent de l'ULB
"Mort à Israël", "Mort au roi" - Bruxelles : Tags haineux et militants s'emparent de l'ULB

Des tags et un fascicule sur le Hamas

Ce qui le frappe d'abord, c'est l'ampleur des dégradations, qu'il juge « scandaleuses ». Puis, en déchiffrant les tags, deux slogans retiennent son attention : « Mort à Israël » et « Un flic, une balle ». « Je ne m'attendais pas vraiment à voir ça », confie-t-il. Interrogés, les militants se dédouanent et assurent ne pas en être les auteurs, alors que l'auditoire, affirme-t-il, était « complètement vierge » avant leur arrivée. Sur place, il dit aussi avoir trouvé un fascicule expliquant à la gauche qu'elle ne devrait pas « nier et rejeter le Hamas ».

Un campus qui se tait

Sur le campus, professeurs et étudiants sollicités préfèrent garder le silence. Un mutisme qui n'étonne pas Miguel Urdiain : l'un des occupants, dont il a enregistré les propos, lui aurait assuré qu'une grande partie du corps enseignant soutenait le mouvement et que la direction tolérait l'occupation. « Elle pourrait faire beaucoup plus pour les empêcher », estime le militant.


La direction de l'ULB a pourtant annoncé il y a quelques jours l'ouverture d'une médiation avec les occupants, afin d'entendre leurs revendications et d'obtenir leur départ. Une méthode vouée à l'échec selon lui, puisqu'un autre bâtiment avait déjà été occupé il y a deux ans pour la même cause. Parmi les exigences actuelles figure l'accueil en Belgique d'étudiants venus de Gaza, que le gouvernement refuse pour l'instant. En attendant, les dégradations s'accumulent et le bâtiment ne peut plus servir à sa vocation première : l'enseignement.

« Une ambiance horrible pour les étudiants juifs »

D'autres images circulent, montrant une salle de classe envahie par des militants propalestiniens. Publiées récemment sur X, elles datent, précise Miguel Urdiain, de l'occupation d'il y a deux ans, au cours de laquelle un étudiant juif avait été agressé. Si les manifestations propalestiniennes se sont calmées en Belgique, « ici, avec cette occupation, ça recommence », déplore-t-il, évoquant une ambiance « horrible » pour les étudiants juifs.

Un enseignant minimise : il s'agirait d'« une poignée d'excités », et mieux vaudrait ne pas envenimer les choses dans le contexte actuel. Miguel Urdiain y voit au contraire le signe d'un problème plus profond. Derrière l'occupation, il décrit un collectif marxiste se présentant comme un syndicat et menant « une véritable campagne de propagande » sur le campus. La discussion ne suffira pas, juge-t-il, et une intervention de la police « doit être envisagée ».

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