31 ans après l’assassinat de Rabin, le président Herzog s’indigne des appels à libérer son meurtrier
Lors de son discours à Jérusalem, Herzog a notamment dénoncé une affiche aperçue sur l’autoroute reliant Tel-Aviv à la capitale, réclamant la libération de Yigal Amir.


Israël commémore ce jeudi 22 octobre le 31e anniversaire de l’assassinat de l’ancien Premier ministre Yitzhak Rabin, abattu le 4 novembre 1995 à Tel-Aviv par Yigal Amir, un extrémiste opposé aux accords de paix d’Oslo.
Les commémorations ont débuté au Centre Yitzhak Rabin, à Tel-Aviv, avec une cérémonie réunissant des jeunes et des représentants de la famille. D’autres hommages officiels sont organisés à Jérusalem, notamment à la résidence présidentielle et au mont Herzl. Cette journée du souvenir, fixée selon le calendrier hébraïque, intervient à seulement cinq jours des élections législatives israéliennes.
C’est dans ce contexte que le président Isaac Herzog a lancé un avertissement contre la banalisation de la violence politique.
Lors de son discours à Jérusalem, Herzog a notamment dénoncé une affiche aperçue sur l’autoroute reliant Tel-Aviv à la capitale, réclamant la libération de Yigal Amir. Le chef de l’État s’est indigné qu’un tel appel puisse apparaître dans l’espace public sans susciter une réaction immédiate. Il a réaffirmé que l’assassin de Rabin devait rester en prison jusqu’à la fin de sa vie, sans possibilité de grâce ni de réduction de peine.
Herzog a également dénoncé les menaces de mort visant encore aujourd’hui des responsables politiques israéliens, notamment sur les réseaux sociaux. Trente et un ans après les trois balles qui ont bouleversé Israël, son message est sans ambiguïté : les désaccords politiques ne doivent jamais se régler par la violence. À quelques jours du scrutin, cette commémoration rappelle que l’assassinat de Rabin reste une blessure profonde dans l’histoire de la démocratie israélienne.