Alerte sécuritaire renforcée : Eyal Zamir annule son déplacement aux États-Unis
Le chef de Tsahal préfère rester en Israël alors que l’armée renforce sa vigilance sur plusieurs fronts, notamment face au risque d’une tentative d’enlèvement d’un soldat à Gaza.


Le chef d’état-major de Tsahal, le lieutenant-général Eyal Zamir, a annulé une visite aux États-Unis prévue dans une dizaine de jours en raison des tensions sécuritaires et du renforcement du niveau d’alerte de l’armée, rapporte Ynet.
Eyal Zamir devait notamment rencontrer le commandant du CENTCOM ainsi que le chef d’état-major interarmées américain. Leurs discussions devaient porter sur la coopération militaire entre Israël et les États-Unis face à l’Iran et à d’autres menaces régionales.
Le chef de Tsahal a informé ses interlocuteurs américains qu’il préférait rester en Israël dans les circonstances actuelles. Après avoir placé l’armée en état d’alerte renforcée et demandé aux commandants de demeurer dans leurs secteurs respectifs, il aurait estimé ne pas pouvoir superviser la situation depuis l’étranger.
« On ne peut pas placer l’armée en état d’alerte et partir à l’étranger », a résumé un haut responsable militaire.
Cette vigilance accrue concerne plusieurs fronts. Dans la bande de Gaza, les services de sécurité disposent notamment d’un avertissement concret concernant une possible tentative du Hamas d’enlever un soldat israélien.
Tsahal considère également que la période cumulant les fêtes de Tichri, le troisième anniversaire du massacre du 7 octobre et la campagne électorale israélienne nécessite une vigilance particulière. L’armée redoute qu’un incident localisé puisse rapidement entraîner une escalade plus large.
La décision d’Eyal Zamir aurait été prise avant les déclarations de Benjamin Netanyahou, qui a affirmé mardi disposer d’« indications » selon lesquelles les ennemis d’Israël pourraient tenter de frapper le pays à l’approche des élections.
Tsahal estime que cette période sensible pourrait être exploitée par les adversaires du pays.