Avida Bachar, survivant du 7-Octobre : "Le Hamas ne se désarmera jamais"
Survivant du massacre du 7 octobre, au cours duquel il a perdu son épouse et son fils, Avida Bachar estime qu'Israël ne doit accepter aucun accord laissant le Hamas au pouvoir à Gaza.


Avida Bachar, habitant du kibboutz Be'eri qui a perdu son épouse et son fils lors du massacre du 7 octobre 2023, estime qu'Israël ne doit accepter aucun accord laissant le Hamas en place dans la bande de Gaza. Dans un entretien accordé à la radio israélienne 103FM, il a affirmé ne pas croire à un désarmement volontaire de l'organisation terroriste.
« Le Hamas continue de se renforcer à quelques kilomètres de chez moi. Dire qu'il acceptera de se désarmer n'arrivera pas », a-t-il déclaré. Selon lui, Israël doit adopter une position beaucoup plus ferme et répéter sans ambiguïté qu'il ne veut plus voir le Hamas gouverner Gaza.
Avida Bachar a également appelé la communauté internationale à œuvrer pour le départ du Hamas et de la population de Gaza. « Le monde doit les accueillir, ils ne peuvent pas rester ici », a-t-il affirmé.
S'il refuse l'idée d'un retour de colonies israéliennes dans la bande de Gaza, il juge tout aussi inacceptable que le territoire demeure sous le contrôle du Hamas. « Je veux que le 7 octobre soit leur Nakba. Je veux qu'ils comprennent que cette terre n'est plus la leur », a-t-il déclaré.
Selon lui, la proximité de Gaza avec les localités israéliennes frontalières représente un danger permanent. Il estime qu'en l'absence de changement radical, une nouvelle attaque similaire à celle du 7 octobre pourrait se reproduire, y compris contre des villes plus éloignées comme Tel-Aviv.
Interrogé sur les discussions entre Donald Trump et Benjamin Netanyahou, Bachar a salué la détermination affichée par certains dirigeants et regretté qu'Israël ne fasse pas preuve de la même fermeté.
Enfin, il a confirmé avoir refusé une proposition du Likoud de figurer sur sa liste pour les prochaines élections. Il explique vouloir se consacrer à la reconstruction de sa maison, de sa famille et du kibboutz Be'eri, estimant ne pas pouvoir rejoindre un système politique dont il conteste les responsabilités dans les événements du 7 octobre.