Ben-Gourion paralysé : les accusations qui visent Pinchas Idan
Selon une enquête de Channel 12, plusieurs responsables gouvernementaux l’accusent d’avoir provoqué la crise pour des motifs personnels, ce qu’il dément catégoriquement.


La grève qui a paralysé l’aéroport Ben-Gourion ne serait pas seulement liée à un conflit sur les effectifs. Selon une enquête de N12, plusieurs hauts responsables du gouvernement soupçonnent Pinchas Idan, président du comité des employés de l’Autorité aéroportuaire, d’avoir utilisé la crise à des fins personnelles et politiques. Des accusations qu’il rejette catégoriquement.
Au cœur du dossier : 250 travailleurs temporaires, recrutés pour faire face à la forte activité estivale. Selon des responsables cités par N12, Idan chercherait à obtenir leur titularisation afin qu’ils disposent ensuite d’un droit de vote au sein du syndicat, ce qui pourrait favoriser son fils Naor lors de la future succession à la tête du comité. Idan affirme au contraire n’avoir jamais demandé leur titularisation, mais seulement le renforcement temporaire des effectifs.
Le jour de la grêve, Idan devait rencontrer à 9 heures le directeur général de l’Autorité aéroportuaire pour discuter des besoins en personnel. Il ne se serait pas présenté et serait devenu injoignable, avant d’expliquer plus tard qu’il ne se sentait pas bien. Il a ensuite soutenu qu’il ne s’agissait pas d’une grève mais d’un changement d’équipes de manutentionnaires.
Autre épisode sensible : selon trois sources citées par N12, Idan aurait tenté la veille de retarder le vol de la ministre des Transports Miri Regev vers le Maroc, en demandant aux employés de ne pas charger ses bagages. L’intervention des dirigeants d’Arkia et de l’Autorité aéroportuaire aurait finalement permis le départ du vol.
Au gouvernement, la colère est vive : certains responsables accusent Idan d’avoir volontairement « coupé l’interrupteur » du principal aéroport israélien.
Pinchas Idan dénonce pour sa part un « mensonge absolu » et accuse la direction de chercher à masquer ses propres défaillances.