Dès dimanche, Israël autorisera jusqu’à 90 passagers sur les vols au départ de Ben Gourion
Une mesure prudente, encore sujette à ajustement, dans un contexte sécuritaire toujours tendu.


Israël amorce un assouplissement prudent des restrictions aériennes imposées en pleine guerre régionale. À partir de dimanche, le ministère des Transports prévoit d’augmenter le nombre de passagers autorisés sur les vols au départ de l’aéroport international Ben Gourion.
Selon le nouveau dispositif en cours de finalisation, chaque vol pourra embarquer jusqu’à 90 passagers, contre 50 actuellement. Dans le détail, 70 sièges seront ouverts au public, tandis que 20 places supplémentaires seront réservées à des cas humanitaires. Ce cadre reste toutefois évolutif et pourrait être ajusté en fonction des évaluations sécuritaires et des décisions des autorités compétentes.
Cette inflexion intervient après un durcissement drastique des règles le 23 mars, lorsque le plafond avait été abaissé de 120 à 50 passagers par vol, à la suite de tirs de missiles balistiques iraniens visant le centre et le sud d’Israël. Plusieurs impacts avaient été recensés, faisant des blessés et ravivant les inquiétudes quant à la vulnérabilité du trafic aérien.
Si les départs demeurent encadrés, aucune restriction n’est actuellement imposée sur le nombre de passagers à l’arrivée. En revanche, l’activité globale de l’aéroport reste fortement limitée : le nombre de décollages et d’atterrissages est plafonné à un par heure, dans un espace aérien toujours quasi fermé aux vols commerciaux réguliers.
Les autorités israéliennes cherchent ainsi à trouver un équilibre délicat entre impératifs de sécurité et nécessité de maintenir un minimum de connectivité internationale. Cette reprise partielle des capacités de départ constitue un premier signal d’adaptation, dans un contexte où la normalisation du trafic dépendra étroitement de l’évolution de la situation militaire.