Eyal Zamir : "Nous entrons dans la prochaine phase de l'opération contre le régime iranien"
Il a mis en avant les succès opérationnels de l’armée israélienne, tout en prévenant que la campagne se poursuivra tant que la menace iranienne ne sera pas neutralisée.


Le chef d’état-major de l’armée israélienne, le général Eyal Zamir, a annoncé que l’armée entrait dans une nouvelle phase de l’offensive contre l’Iran, après plusieurs jours d’opérations intensives visant les infrastructures militaires du régime. Dans une déclaration, il a affirmé que l’armée israélienne poursuivrait ses frappes contre les capacités militaires iraniennes tout en intensifiant la pression contre le Hezbollah au Liban.
Selon Zamir, l’opération baptisée « Rugissement du Lion », lancée il y a moins d’une semaine, a été préparée dans le plus grand secret par des milliers de soldats issus de différentes unités de Tsahal, en coordination étroite avec les États-Unis. L’objectif, a-t-il expliqué, est de frapper directement les capacités militaires du régime iranien et de neutraliser la menace qu’il représente pour Israël.
Lors de la frappe surprise initiale menée samedi matin, l’armée israélienne affirme avoir éliminé une quarantaine de hauts responsables du régime iranien en quelques secondes, dont le guide suprême Ali Khamenei, accusé par Israël d’avoir fait de la destruction de l’État hébreu l’objectif central de sa stratégie.
Depuis le début de l’opération, l’armée de l’air israélienne a mené 2 500 frappes et largué plus de 6 000 munitions. Selon le chef d’état-major, ces opérations ont permis de détruire environ 80 % des systèmes de défense aérienne iraniens et d’obtenir une quasi-supériorité aérienne au-dessus de l’Iran. L’armée affirme également avoir neutralisé plus de 60 % des lanceurs de missiles balistiques, une capacité qui constituait une menace directe pour la population israélienne.
Malgré ces résultats, Eyal Zamir a insisté sur le fait que la menace iranienne n’était pas totalement éliminée. « Chaque missile reste mortel », a-t-il averti, soulignant que la campagne militaire se poursuivrait.
Le chef d’état-major a également évoqué le front nord, accusant le Hezbollah d’avoir commis une « erreur stratégique » en entrant dans le conflit. Tsahal affirme avoir intensifié ses frappes au Liban et avoir ordonné à ses forces d’avancer et de renforcer leurs positions dans le sud du pays. L’armée israélienne a notamment annoncé avoir éliminé le chef des unités de tirs du Hezbollah, surnommé Fidaa, impliqué dans l’attaque qui avait coûté la vie à des soldats de la brigade Givati en 2015.
Eyal Zamir a également salué la coopération militaire avec les États-Unis, qu’il a qualifiée d’« historique ». Selon lui, les deux armées mènent une action coordonnée visant à affaiblir durablement les capacités militaires iraniennes et à isoler stratégiquement le régime.
S’adressant enfin à la population israélienne, le chef d’état-major a souligné que l’unité nationale et la résilience du front intérieur étaient essentielles à la réussite de l’opération, qu’il a décrite comme une « campagne historique destinée à assurer l’avenir et la sécurité d’Israël ».