Frontière israélo-jordanienne : une brèche non détectée, Tsahal reconnaît un "grave échec"
Dans son courrier, l’officier précise que toutes les infiltrations recensées au cours du dernier mois ont été menées par des migrants originaires du Soudan.


Selon les premières évaluations des services de sécurité, il s’agirait de migrants clandestins venus pour travailler, un phénomène déjà observé à de nombreuses reprises ces dernières années. Le commandant de la brigade de la vallée du Jourdain et des vallées, le colonel Gilad Shriki, a adressé une lettre d’excuses aux résidents, qualifiant l’incident de « très grave » et parlant d’un « échec personnel majeur » ainsi que d’un dysfonctionnement global des dispositifs placés sous son autorité.
Dans son courrier, l’officier précise que toutes les infiltrations recensées au cours du dernier mois ont été menées par des migrants originaires du Soudan. Au cours des deux dernières semaines, au moins dix personnes ont ainsi réussi à pénétrer en territoire israélien sans être interceptées. Dans un cas, trois hommes ont été localisés plusieurs heures après leur passage dans le centre du pays.
Les autorités locales de la vallée du Jourdain soulignent que, même si ces intrusions relèvent à ce stade d’une activité illégale non terroriste, elles pourraient, à terme, constituer un risque sécuritaire majeur. Elles appellent à colmater sans délai les failles de la clôture frontalière et à renforcer les moyens de détection.
Cette affaire intervient quelques jours après une alerte déclenchée dans la localité de Paran, dans l’Arava, à la suite d’un soupçon d’infiltration terroriste finalement écarté. Tsahal avait alors déployé d’importants moyens, dont des unités spéciales et des aéronefs, avant de conclure à l’absence de menace immédiate. L’accumulation de ces incidents relance néanmoins le débat sur la sécurité de la frontière orientale d’Israël.