Isaac Herzog appelle au dialogue sur la demande de grâce de Benjamin Netanyahou
Il a appelé au dialogue sur la demande de grâce de Benyamin Netanyahou, tout en mettant en garde contre la polarisation politique à l’approche des élections


Le président israélien Isaac Herzog a appelé à l’ouverture d’un dialogue sur l’un des dossiers les plus sensibles de la vie politique israélienne : la demande de grâce déposée par le Premier ministre Benjamin Netanyahou. S’exprimant lors de la Conférence présidentielle pour un avenir commun en Israël, le chef de l’État a évoqué ce qu’il a lui-même présenté comme « l’éléphant dans la pièce », estimant que les sujets qui divisent profondément la société israélienne doivent, autant que possible, être traités par la voie d’arrangements et de compromis.
Isaac Herzog a expliqué qu’il réclamait des contacts et un cadre de discussion non par facilité, mais par conviction. Selon lui, les dossiers qui touchent « le cœur de la société israélienne » et qui la fracturent exigent une méthode fondée sur la recherche d’ententes. « Je crois aux compréhensions et aux arrangements », a-t-il insisté, tout en reconnaissant la difficulté du moment pour toutes les parties concernées.
Le président a notamment souligné qu’à partir du moment où une partie se dit prête à entrer dans la pièce, l’autre doit également accepter de s’y rendre. Derrière cette formule, Isaac Herzog tente de ramener le débat sur le terrain institutionnel et politique, plutôt que de le laisser s’envenimer dans l’affrontement public.
Il a également élargi son propos aux élections à venir et à la question explosive de la loi sur la conscription. Rappelant la mission qu’il s’était fixée lors de son investiture, il a affirmé vouloir tout faire pour traverser l’ensemble de la société israélienne, l’unir et conduire le pays vers son 80e anniversaire « plus calme et moins divisé ».
Isaac Herzog a toutefois mis en garde contre le climat politique actuel. À l’approche des élections, a-t-il estimé, « des vapeurs de carburant » sont déjà dans l’air, dans une société marquée par une polarisation profonde. Mais le président dit croire à la force d’une « majorité silencieuse », prête à se mobiliser pour demander à ses élus de baisser les flammes. Un appel direct à la responsabilité politique, dans un Israël éprouvé par les crises et les fractures internes.