Israël envisage d’exclure des responsables britanniques du quartier général chargé de l’après-guerre à Gaza
Le Royaume-Uni pourrait être écarté de la structure internationale chargée de superviser le cessez-le-feu. Des mesures similaires auraient été envisagées contre l’Allemagne et l’Italie.


Israël envisage d’exclure des représentants britanniques, et potentiellement ceux d’autres pays européens, du centre multinational chargé de coordonner l’après-guerre à Gaza, selon plusieurs sources citées par le Financial Times.
Cette mesure serait étudiée en représailles aux critiques européennes visant la politique du gouvernement de Benjamin Netanyahou dans les territoires palestiniens.
Le gouvernement israélien aurait discuté ces dernières semaines d’une possible éviction du Royaume-Uni du Centre international de soutien à Gaza, également appelé IGSC. Des mesures similaires auraient aussi été envisagées contre l’Allemagne et l’Italie.
Anciennement connue sous le nom de Centre de coordination civilo-militaire, cette structure est installée dans le sud d’Israël. Dirigée par des officiers américains, elle rassemble Tsahal ainsi que des dizaines de responsables militaires et diplomatiques représentant une cinquantaine de pays et d’organisations internationales.
Sa mission consiste notamment à suivre l’application du cessez-le-feu négocié par les États-Unis entre Israël et le Hamas et à coordonner les efforts internationaux liés à l’après-guerre dans la bande de Gaza.
Cette semaine, le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Saar, a déjà annoncé l’expulsion des représentants néerlandais du centre. Cette décision faisait suite à la volonté des Pays-Bas de boycotter les produits israéliens provenant des implantations.
Aucune décision définitive concernant le Royaume-Uni, l’Allemagne ou l’Italie n’a été annoncée à ce stade.