Israël : "Un État pour les orthodoxes, un autre pour les laïcs", Goldknopf ravive les tensions
Le dirigeant orthodoxe Yitzhak Goldknopf évoque une séparation entre religieux et laïcs, tout en affirmant qu'il ne demandera jamais à un orthodoxe de s'enrôler dans Tsahal.


« Il y aura ici un État pour les orthodoxes et un État pour les laïcs. » À deux jours des élections législatives israéliennes, Yitzhak Goldknopf, président d'Agoudat Yisrael, a tenu des propos controversés lors d'un entretien accordé à Channel 13, évoquant une fracture profonde entre les différentes composantes de la société israélienne.
Au cœur de ses déclarations figure la question de la conscription. Le député orthodoxe a catégoriquement rejeté la nécessité de recruter les membres de sa communauté dans l'armée israélienne, malgré les besoins en effectifs exprimés par Tsahal. « Il n'y a aucune raison d'enrôler les orthodoxes, le chef d'état-major ment », a-t-il affirmé, assurant également qu'il ne demanderait jamais à un orthodoxe de s'engager dans l'armée.
Goldknopf a aussi défendu l'autonomie des établissements scolaires orthodoxes, déclarant : « Seuls nous déterminerons ce que sont les enseignements fondamentaux. » Sur la représentation politique des femmes, il a réaffirmé son opposition à leur présence sur les listes électorales des partis orthodoxes.
Ces prises de position ont provoqué des réactions politiques. Naftali Bennett a dénoncé la perspective d'une séparation entre les populations religieuses et laïques, tandis que Gadi Eisenkot et Avigdor Liberman ont critiqué le refus de Goldknopf de participer à l'effort militaire national.
À l'approche du scrutin du 27 octobre, cet entretien remet au premier plan les divisions autour du service militaire, de l'éducation et de la place de la religion dans l'État israélien.