Israël : Isaac Herzog reçoit les résultats officiels des élections à la 26e Knesset (voir la cérémonie)
Lors de leur remise officielle au président Isaac Herzog, le président de la Commission électorale, le juge Noam Sohlberg, a mis en garde contre toute remise en question prématurée des élections


Le président de l’État d’Israël, Isaac Herzog, a reçu, ce mercredi 4 novembre, à 12h05, les résultats officiels des élections à la 26e Knesset. La cérémonie se déroule à la résidence présidentielle, à Jérusalem, en présence du président de la Commission électorale centrale, le juge Noam Sohlberg, chargé de lui remettre les résultats du scrutin.
La remise des résultats ouvre désormais la voie aux prochaines étapes institutionnelles, notamment les consultations que le chef de l’État doit mener avec les différentes formations politiques représentées à la Knesset.
Conformément à la procédure israélienne, Isaac Herzog devra recevoir les représentants des partis afin de recueillir leurs recommandations sur la personnalité la mieux placée pour former une coalition gouvernementale. À l’issue de ces consultations, il désignera le député auquel sera confiée la mission de constituer le prochain gouvernement.
Le candidat désigné disposera en principe de 28 jours pour former son gouvernement, avec la possibilité d’obtenir une prolongation de 14 jours supplémentaires auprès du président.
Cette étape intervient dans un climat de tensions autour de soupçons d’ingérence étrangère dans les élections, qui ont alimenté des appels à remettre en cause les résultats du scrutin. Lors de leur remise officielle au président Isaac Herzog, le président de la Commission électorale centrale, le juge Noam Sohlberg, a toutefois mis en garde contre toute remise en question prématurée du processus électoral. « Mettre en doute les résultats des élections représente un réel danger », a-t-il déclaré. Reconnaissant que certains soupçons étaient suffisamment sérieux pour nécessiter une enquête approfondie, il a précisé qu’un résumé des renseignements avait été présenté à la Commission électorale et que les autorités compétentes avaient engagé les démarches nécessaires. Le magistrat a néanmoins insisté sur le fait qu’il ne s’agissait, à ce stade, que de soupçons, dont les conséquences potentielles sur le scrutin demeuraient limitées. Il a également tenu à souligner que ces accusations ne remettaient aucunement en cause le vote de la population arabe israélienne.