Israël se retire du Partenariat pour un gouvernement ouvert, jugé "politisé" par Gideon Sa’ar
Le ministre des Affaires étrangères Gideon Sa’ar accuse l'organisation d’avoir dérivé vers une plateforme politisée et hostile à l’État hébreu.


Israël a annoncé mercredi son retrait du Partenariat pour un gouvernement ouvert (OGP), une initiative internationale lancée en 2011 à l’initiative de l’ancien président américain Barack Obama et à laquelle l’État hébreu avait adhéré en 2012. La décision a été prise par le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Sa'ar, à l’issue d’un travail interne mené au sein de son ministère.
Selon Gideon Sa’ar, l’organisation s’est progressivement éloignée de ses objectifs initiaux pour devenir, ces derniers mois, « un instrument politique utilisé pour attaquer Israël et promouvoir des initiatives anti-israéliennes », en contradiction avec les principes fondateurs de la coopération. « L’OGP est devenu un terrain fertile pour une activité hostile à Israël », a-t-il affirmé.
Le chef de la diplomatie israélienne a cité plusieurs épisodes récents pour justifier cette décision, notamment l’exclusion d’Israël d’une conférence de l’organisation tenue en Espagne en septembre 2025, après l’annonce par Madrid qu’elle ne permettrait pas la participation israélienne. Selon Sa’ar, cette décision « sans précédent » n’a suscité aucune réaction de la direction du Partenariat.
Il a également dénoncé une initiative prise au sein du comité de pilotage de l’OGP visant à ouvrir une procédure d’examen contre Israël, à la suite d’une plainte déposée par une organisation non gouvernementale sud-africaine. Cette plainte comporterait, selon lui, « des accusations infondées et scandaleuses ». « C’est une dérive politique manifeste. Jusqu’ici, c’est un véritable théâtre de l’absurde », a-t-il déclaré.
La mise en œuvre du retrait sera engagée sans délai, en coordination avec le ministre de l’Économie, Nir Barkat. Pour le gouvernement israélien, cette décision marque la volonté de ne plus participer à des cadres multilatéraux jugés biaisés et éloignés de leur vocation initiale de coopération et de transparence institutionnelle.