Israël : trafic aérien toujours paralysé, incertitudes jusqu’à l’été
Le trafic aérien en Israël reste fortement perturbé, avec des vols annulés, des restrictions strictes et des milliers de voyageurs encore bloqués.


À l’approche de la fête de Pessah, la reprise du trafic aérien en Israël semble encore lointaine, alimentant de vives inquiétudes quant aux déplacements des prochaines semaines… et même aux vacances d’été. Selon plusieurs sources du secteur, la situation reste extrêmement instable, marquée par des annulations en cascade et des restrictions strictes liées au contexte sécuritaire.
Plusieurs compagnies aériennes étrangères ont prolongé la suspension de leurs vols. Wizz Air a annoncé des annulations jusqu’au 20 avril, tandis qu’Air France ne desservira pas la liaison Tel Aviv-Paris au moins jusqu’au 19 avril inclus. Du côté des compagnies israéliennes, une reprise normale n’est pas non plus envisagée à court terme.
Un responsable du ministère des Transports a par ailleurs indiqué que l’aéroport Ben Gourion ne retrouverait une activité significative que lorsque le niveau de menace diminuerait fortement, évoquant un seuil d’un à deux tirs hebdomadaires en provenance d’Iran vers le centre du pays. Un objectif encore lointain, alors que plusieurs frappes ont été recensées ces derniers jours.
En attendant, les restrictions restent sévères : seulement 50 passagers par vol, un à deux vols par heure, et principalement des vols spéciaux à caractère humanitaire. La priorité des autorités est actuellement de rapatrier les Israéliens bloqués à l’étranger, certains depuis plus d’un mois.
Pour ceux qui souhaitent quitter le pays, les alternatives sont limitées et coûteuses. De nombreux voyageurs tentent de passer par la Jordanie ou l’Égypte, via les aéroports d’Aqaba ou de Taba. Mais là encore, les difficultés s’accumulent : annulations de dernière minute, saturation des infrastructures et hausse significative des coûts. Les frais de passage ont déjà atteint environ 120 dollars, sans compter le transport et les billets d’avion.
Dans ce contexte, l’incertitude domine. Si la situation ne s’améliore pas rapidement, les conséquences pourraient s’étendre bien au-delà de Pessah et affecter durablement la saison estivale, essentielle pour le secteur touristique et les déplacements internationaux.