Jérusalem : la bénédiction sacerdotale de Pessah limitée à un quorum restreint en raison de la guerre
En raison de la guerre, la traditionnelle bénédiction sacerdotale de Pessah au Mur des Lamentations se tiendra avec un nombre très limité de participants, sous strictes mesures de sécurité.


Au Mur des Lamentations, la traditionnelle bénédiction sacerdotale de Pessah, qui attire habituellement des dizaines de milliers de fidèles, se tiendra cette année dans un format fortement restreint. En raison du conflit en cours avec l’Iran, les autorités ont décidé de limiter la cérémonie à un « quorum réduit », conformément aux directives de sécurité.
Selon un communiqué conjoint de la Fondation du Mur occidental, de la police israélienne et de la municipalité de Jérusalem, seuls 50 hommes participeront à la bénédiction, contre une affluence habituellement massive. Cette cérémonie, connue sous le nom de Birkat Kohanim, rassemble des descendants des prêtres (Cohanim) qui bénissent les fidèles en levant les mains, enveloppés dans leurs châles de prière.
Malgré ces restrictions, l’événement sera diffusé en direct afin de permettre au plus grand nombre d’y assister à distance. Les limitations imposées s’inscrivent dans le cadre des consignes du Commandement du front intérieur, qui autorise les rassemblements jusqu’à 50 personnes à condition qu’un abri soit accessible en moins de 90 secondes en cas d’alerte.
Depuis le début de la guerre fin février, la vieille ville de Jérusalem et ses environs, qui abritent des lieux saints du judaïsme, du christianisme et de l’islam, ont été touchés à plusieurs reprises par des fragments de missiles iraniens. Bien que ces incidents n’aient pas fait de victimes, ils ont entraîné des dégâts matériels et renforcé les mesures de sécurité.
Dans ce contexte, les autorités tentent de maintenir les traditions religieuses tout en garantissant la sécurité des fidèles. Un compromis fragile, à l’image d’une ville où spiritualité et tensions sécuritaires coexistent plus que jamais.