Judée-Samarie : une brigade de 800 hommes envisagée pour lutter contre les violences des extrémistes juifs
La police israélienne propose la création d'une nouvelle force de 700 à 800 hommes, placée sous l'autorité du commandement central de Tsahal, baptisée « Brigade C »


Une nouvelle brigade de police spécialement consacrée aux violences nationalistes en Judée-Samarie pourrait prochainement voir le jour. Selon les informations révélées par Ynet, le commandant de la police du district, Moshe Pinchi, a présenté un plan visant à créer une force de 700 à 800 policiers et combattants, déployés du sud des collines d'Hébron jusqu'au nord de la Samarie.
Baptisée « Brigade C », cette unité aurait pour mission de répondre à la multiplication des incidents impliquant notamment des extrémistes juifs, tout en comblant les lacunes de coordination entre la police, Tsahal et le Shin Bet.
Sa principale particularité résiderait dans son statut hybride. La brigade serait administrativement subordonnée au chef du commandement central de Tsahal, tout en disposant de l'ensemble des prérogatives de la police civile, notamment en matière d'enquêtes, de renseignement et d'interpellations.
Le dispositif reposerait sur un changement de méthode. Plutôt que d'envoyer des forces depuis des bases éloignées après le déclenchement d'un incident, les policiers seraient présents en permanence dans les secteurs identifiés comme des points de friction.
La police a ainsi procédé à une cartographie détaillée de la zone C, recensant les exploitations agricoles, les fermes isolées, les pâturages et les secteurs où des affrontements sont régulièrement signalés.
Le territoire serait divisé en plusieurs zones opérationnelles, chacune disposant de patrouilles chargées d'assurer une surveillance régulière et d'intervenir rapidement. Un centre de commandement commun permettrait de coordonner les opérations, le renseignement et les enquêtes judiciaires. Cette organisation viserait à assurer une continuité entre la prévention des incidents, l'intervention sur le terrain et les investigations.
La Brigade C ne serait toutefois pas chargée des infractions commises à l'intérieur des localités juives. Sa mission se concentrerait sur les violences et les affrontements dans les espaces ouverts, laissant aux unités militaires régionales davantage de moyens pour se consacrer à la lutte antiterroriste.
L'idée de créer une unité spécialisée en zone C avait initialement été avancée par le général Yoram Halevi, responsable du COGAT, l'organisme israélien chargé de la coordination des activités gouvernementales dans les territoires. Mais cette première proposition s'était heurtée à des difficultés juridiques et organisationnelles, liées notamment au fait que la zone C relève de l'autorité militaire.