Le drone explosif impliqué dans la mort de deux soldats israéliens avait déjà connu plusieurs défaillances
Le modèle « Atalef » aurait connu au moins dix incidents antérieurs. Tsahal a suspendu temporairement l’utilisation de ses drones d’attaque après la mort de deux réservistes à Gaza.


Le modèle de drone explosif impliqué dans l’accident qui a coûté la vie à deux réservistes israéliens dans le nord de la bande de Gaza avait déjà connu plusieurs défaillances au cours des derniers mois.
Selon les informations disponibles, le drone « Atalef », utilisé par Tsahal depuis le début de la guerre, aurait échoué à exploser à au moins sept reprises lors d’opérations précédentes. Trois autres incidents survenus en 2025 auraient par ailleurs provoqué l’explosion de drones de ce type alors que des militaires les examinaient.
Ces précédents avaient conduit l’unité Yahalom du génie de combat à établir des consignes de sécurité spécifiques. Les soldats avaient notamment reçu l’instruction de ne pas s’approcher d’un drone tombé au sol ou de tenter de le déplacer, mais de faire appel aux spécialistes du déminage.
Vendredi, les réservistes Nadav Kali, 24 ans, et Ofek Moalem, 23 ans, ont été tués après l’écrasement d’un drone qu’ils utilisaient dans le nord de Gaza. Une première utilisation de l’appareil s’était déroulée normalement, mais le drone employé lors d’une seconde opération s’est écrasé à l’intérieur du poste militaire. Il a explosé lorsque les deux soldats se sont approchés pour l’examiner.
À la suite de l’accident, le chef d’état-major Eyal Zamir a ordonné la création d’une équipe d’experts dirigée par un général de brigade des forces terrestres afin d’enquêter sur les circonstances du drame et d’éviter qu’un événement similaire ne se reproduise.
Tsahal a également suspendu pendant 48 heures l’utilisation de l’ensemble de ses drones d’attaque, avant une nouvelle évaluation de leur emploi opérationnel.