Malgré son interdiction, Al-Jazeera continue d'émettre depuis Jérusalem
La journaliste d'Al-Jazeera a indiqué se trouver à "Kafr Aqab occupé", situé au-delà de la barrière de séparation mais considéré comme partie intégrante de Jérusalem


En dépit de l'interdiction légale, la chaîne qatarie Al-Jazeera a filmé et diffusé ces derniers jours un reportage sur le territoire municipal de Jérusalem, allant jusqu'à documenter un échange avec des policiers qui se sont interrogés sur les agissements de l'équipe de tournage sans toutefois prendre de mesures.
Le reportage a été tourné dans le quartier de Kafr Aqab, situé au-delà de la barrière de séparation mais considéré comme partie intégrante de Jérusalem. Le sujet portait sur un projet de construction d'un quartier juif sur le site de l'aéroport d'Atarot, une initiative que la journaliste d'Al-Jazeera a présentée comme "faisant partie de l'expulsion des Palestiniens de Jérusalem-Est et du sabotage de la création d'un État palestinien".
Dans son reportage, la journaliste décrit d'abord se trouver à "Kafr Aqab occupé". Les images montrent ensuite des policiers de la garde-frontière qui se sont arrêtés près de l'équipe, à proximité de la barrière de sécurité. Les forces de l'ordre ont demandé à l'équipe de cesser de filmer, mais ont apparemment quitté les lieux sans faire appliquer la loi.
Il convient de noter que la validité de la "loi Al-Jazeera" originale a expiré le mois dernier avec la fin de l'état d'urgence. Cependant, une loi actualisée et élargie a été récemment adoptée et est entrée en vigueur il y a environ trois semaines. Cette nouvelle législation permet également à la police israélienne de formuler des avis sur le sujet et étend les restrictions de diffusion aux territoires de Judée-Samarie.
Le ministère des Communications n'a pas réagi à ces révélations. De son côté, la police israélienne a déclaré que "l'activité policière dans le quartier de Kafr Aqab s'inscrit dans le cadre d'un effort continu de renforcement de la gouvernance et d'application de la loi. Compte tenu de la complexité sécuritaire du secteur, l'activité policière sur place est menée en coordination et en pleine coopération avec les forces de Tsahal. Si une activité suspecte contraire à la loi est détectée, elle sera traitée".