Manifestations en marge du recrutement de centaines de jeunes orthodoxes au sein de Tsahal
Une vaste vague de recrutement a débuté dimanche et doit se poursuivre pendant deux semaines


La campagne de recrutement des jeunes orthodoxes se poursuit sous tension à Tel Hashomer. Pour la deuxième journée consécutive, des dizaines de manifestants opposés à leur enrôlement ont tenté ce lundi matin de bloquer les accès à la base militaire, obligeant la police à intervenir pour dégager les routes.
Cette nouvelle mobilisation intervient alors qu’une vaste vague de recrutement a débuté dimanche et doit se poursuivre pendant deux semaines. Des centaines de jeunes issus du public haredi sont attendus au centre d’intégration et de sélection de Tsahal afin de rejoindre des cadres adaptés à leur mode de vie religieux.
Parmi les unités concernées figurent notamment le bataillon Netzah Yehuda de la brigade Kfir, la brigade Hashmonaïm, la compagnie haredie des parachutistes ainsi que la compagnie Negev de l’armée de l’air.
Dimanche déjà, plusieurs centaines de recrues s’étaient présentées à Tel Hashomer sous forte protection policière, tandis que des opposants à la conscription manifestaient à l’extérieur.
L’organisation Shomer Yisrael, qui œuvre en faveur de l’intégration des Haredim dans Tsahal, s’est félicitée de cette mobilisation. Son directeur général, le lieutenant-colonel de réserve Yossi Levy, estime qu’elle montre qu’un service militaire peut être concilié avec un strict respect des règles religieuses.
Plusieurs jeunes recrues ont également expliqué avoir choisi de s’engager par volonté de contribuer à la défense du pays, certains évoquant l’exemple de proches ayant combattu pendant la guerre.
Ces journées de recrutement interviennent dans un contexte particulièrement sensible. Les manifestations contre l’enrôlement des étudiants de yeshiva se sont multipliées ces dernières semaines, alors que la question de la conscription des Haredim reste au cœur d’un bras de fer politique et juridique.
À Tel Hashomer, les images de jeunes orthodoxes rejoignant l’armée tandis que d’autres tentent d’empêcher leur entrée sur la base illustrent une fracture de plus en plus visible au sein du monde haredi sur la question du service militaire.