Nouveau scandale à l'hôpital Assuta : enquête ouverte après une suspicion d’erreur dans un don de sperme
Une mère célibataire affirme que ses deux enfants, nés à la suite de procédures de FIV dans l’établissement, auraient été conçus à partir de deux donneurs de sperme différents


Le ministère israélien de la Santé a ouvert une enquête après le signalement d’une possible erreur au centre médical Assuta Ramat HaHayal. Une mère célibataire affirme que ses deux enfants, nés à la suite de procédures de fécondation in vitro dans l’établissement, auraient été conçus à partir de deux donneurs de sperme différents, alors qu’elle avait demandé à utiliser le même donneur.
L’affaire a été révélée après la réalisation d’un test ADN privé effectué dans un laboratoire à l’étranger. Selon les résultats obtenus par la mère, celle-ci serait bien la mère biologique des deux enfants, mais aucune correspondance génétique n’existerait entre eux, ce qui indiquerait qu’ils seraient issus de deux donneurs distincts.
La mère, qui avait choisi un donneur en fonction de critères précis lors de sa première grossesse il y a environ trois ans, avait souhaité renouveler la procédure avec le même donneur pour son deuxième enfant. Après la naissance récente de son second fils, elle aurait été interpellée par l’absence de ressemblance physique entre les deux enfants et décidé d’effectuer des analyses génétiques.
Face à ses inquiétudes, l’hôpital Assuta a transmis le dossier au ministère de la Santé, conformément aux procédures en vigueur. Une enquête est désormais menée afin de vérifier les circonstances exactes de la procédure médicale et d’établir si une erreur a effectivement été commise.
Les avocats de la mère demandent la création d’une commission d’enquête spéciale afin d’examiner le déroulement des opérations et les éventuelles responsabilités.
Dans un communiqué, Assuta a indiqué avoir « immédiatement saisi le ministère de la Santé » après avoir été informé des soupçons de la patiente. L’établissement affirme avoir lancé « une enquête approfondie » tout en précisant qu’« aucune conclusion ne peut encore être tirée à ce stade » et que des examens complémentaires sont nécessaires.
Cette nouvelle affaire ravive les interrogations autour des procédures de fécondation assistée dans les établissements Assuta. Le groupe hospitalier avait déjà été confronté en 2022 à une affaire majeure à Rishon LeZion, lorsqu’une erreur d’identification avait conduit à l’implantation d’un embryon qui n’était pas celui des parents biologiques de la femme traitée. Le cas de la petite Sophia avait déclenché une longue bataille judiciaire entre les familles concernées.
Une autre affaire avait également concerné Assuta Ramat HaHayal, avec des soupçons sur l’origine génétique d’un enfant né après une procédure de fécondation in vitro.