Sécurité aérienne : Israël exige les données des équipages 48 heures avant chaque vol
Les nouvelles consignes doivent permettre de contrôler les membres d’équipage en amont des vols, après les failles de sécurité révélées par la tentative de détournement.


Les nouvelles consignes doivent permettre de contrôler les membres d’équipage en amont des vols, après les failles de sécurité révélées par la tentative de détournement.
Les compagnies aériennes devront transmettre les informations concernant leurs équipages quarante-huit heures avant le départ, selon de nouvelles consignes rapportées jeudi. Cette mesure vise à donner aux autorités israéliennes le temps de vérifier ces données avant le décollage et d’identifier d’éventuels risques.
La décision intervient un mois après la tentative de détournement d’un appareil de Flydubai reliant les Émirats arabes unis à Israël, avec plus de 150 Israéliens à bord. Selon le récit rapporté par le média, un copilote omanais avait poignardé le commandant de bord avant d’être maîtrisé avec l’aide de passagers. L’appareil avait finalement atterri en Arabie saoudite.
L’affaire a mis au jour plusieurs défaillances dans le contrôle des équipages étrangers. Selon Israel National News, les accords de sécurité entre Israël et les Émirats réservaient le pilotage de ces liaisons à des ressortissants de pays signataires des accords d’Abraham. La présence d’un copilote omanais aurait donc dû être empêchée.
Le délai de transmission des informations constituait l’un des problèmes identifiés. Selon Channel 13, les données des équipages n’étaient communiquées que peu avant la fermeture des portes de l’avion, voire, dans certains cas, jusqu’à quinze minutes après le décollage. Les autorités pouvaient ainsi recevoir trop tard des éléments nécessitant un contrôle préalable.
Des lacunes dans l’utilisation des outils disponibles ont également été signalées. Le ministère des Transports était autorisé à consulter la base du Centre national d’évaluation des passagers, qui rassemble aussi des informations sur les équipages des vols étrangers. Selon les informations rapportées, il n’avait toutefois jamais demandé à mettre cet accès en place.
Un document interne du Conseil de sécurité nationale, révélé par la radio militaire Galei Tsahal, faisait par ailleurs état de responsabilités non mises en œuvre par le ministère en matière de sûreté de l’aviation étrangère. Des professionnels auraient alerté sur le manque de moyens nécessaires pour remplir ces missions.
L’obligation de transmettre les données quarante-huit heures à l’avance doit répondre au problème des signalements tardifs et permettre des vérifications avant le départ des appareils.