Un rapport israélien accuse des élus palestiniens d’entretenir l’incitation à la haine
Un rapport du Conseil de Yesha affirme que plusieurs élus municipaux de l'Autorité palestinienne auraient glorifié des terroristes et relayé des messages hostiles à Israël.


Un nouveau rapport publié par le département de recherche du Conseil de Yesha accuse plusieurs responsables municipaux de l'Autorité palestinienne d'avoir tenu ou relayé des propositions incitant à la haine contre Israël. Selon cette enquête, certains élus locaux auraient également fait l'éloge de terroristes ou soutenu publiquement des prisonniers condamnés pour des attaques.
Le document affirme que ces comportements ne seraient pas des cas isolés, mais s'inscriraient dans un phénomène plus large au sein de plusieurs municipalités palestiniennes. Le Conseil de Yesha, qui représente les communautés juives de Judée-Samarie, estime que cette situation constitue une menace directe, notamment parce que certaines de ces villes se trouvent à proximité immédiate de localités israéliennes.
Parmi les exemples cités figure le conseiller municipal Muammar Yousef al-Awiwi aurait publié, au fil des années, des messages glorifiant des terroristes et exprimant une hostilité marquée envers les États-Unis. Le rapport évoque également la ville de Jéricho, dont le maire Salem Gharouf aurait participé à des rassemblements de soutien à des prisonniers de sécurité palestiniens et relayé des publications en faveur des détenus libérés des prisons israéliennes.
Des accusations similaires sont mentionnées à Jénine. Selon le rapport, le maire récemment élu, Mohammad Jarar, bénéficierait du soutien de proches ayant publié des contenus rendant hommage à des terroristes. Pour les auteurs de l'enquête, ces éléments montrent que des responsables locaux, pourtant élus pour gérer des affaires municipales, participent également à un climat d'incitation politique et idéologique.
Omer Rahamim, directeur général du Conseil de Yesha, a vivement réagi à ces conclusions. Selon lui, il est inquiétant de voir des élus de villes situées à quelques minutes seulement de localités israéliennes tenir des discours glorifiant la violence. Il affirme que ces responsables ne doivent pas être pris en compte comme de simples acteurs locaux, mais comme des représentants publics donnant une forme de légitimité aux attaques contre Israël.
Le Conseil de Yesha appelle donc les autorités israéliennes à ne plus ignorer ce qu'il décrit comme un système d'incitation enraciné dans certaines institutions palestiniennes. Ses responsables affirment que ces messages rendent encore plus difficile toute coopération politique ou sécuritaire avec l'Autorité palestinienne.
L'Autorité palestinienne n'a pas réagi dans l'immédiat aux accusations rapportées dans cette enquête.