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En Israël, la reprise partielle du travail crée un casse-tête pour les parents
Une situation qui soulève des questions juridiques sur les absences au travail, la protection contre le licenciement et le paiement des salaires.


Alors que certaines restrictions commencent à être levées en Israël malgré la guerre en cours, de nombreux parents se retrouvent confrontés à une situation complexe : retourner au travail alors que les écoles restent fermées et que les enfants sont à la maison.
Depuis jeudi midi, les activités professionnelles ont pu reprendre dans certains secteurs, à condition que les lieux de travail disposent d’un abri accessible conformément aux directives du Commandement du front intérieur. En revanche, les activités éducatives restent suspendues au moins jusqu’à samedi à 20 heures. Cette situation place de nombreux parents devant un dilemme : se rendre au travail ou rester à domicile pour s’occuper de leurs enfants.
Selon les précisions du ministère israélien du Travail, les parents d’enfants de moins de 14 ans peuvent légalement s’absenter de leur emploi si les établissements scolaires sont fermés et s’ils n’ont pas d’autre solution de garde. Dans ce cas, ils bénéficient d’une protection contre le licenciement, à condition qu’un seul parent reste à la maison pour s’occuper des enfants.
Pour les enfants ayant des besoins particuliers, cette protection peut s’appliquer jusqu’à l’âge de 21 ans. En revanche, les parents d’adolescents de 15 ans et plus ne bénéficient pas de cette protection spécifique.
La loi prévoit également que les employés sont protégés contre le licenciement si leur lieu de travail ne dispose pas d’un espace protégé conforme.
Cependant, la question du salaire reste en suspens. À ce stade, la législation ne garantit pas le paiement des employés absents en raison des directives de sécurité. Le ministère des Finances et des représentants du secteur privé travaillent actuellement à l’élaboration d’une convention collective pour régler cette question.
Dans la population, ces mesures suscitent des réactions contrastées. Certains Israéliens jugent ces allégements prématurés, estimant que la menace de missiles et de drones iraniens reste trop élevée pour permettre un retour normal à la vie quotidienne.