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En Israël, le boycott du journal Haaretz pourrait s’étendre aux examens du baccalauréat
« Les enfants d’Israël n’ont pas à être évalués sur des textes qui remettent en cause notre droit sur cette terre », a affirmé Tzvi Soukkot.


Après l’armée, le monde de l’éducation. En Israël, la polémique autour du quotidien Haaretz prend de l’ampleur. Quelques jours après la révélation de la suppression de tous les abonnements du journal au sein du porte-parolat de l’armée israélienne (Tsahal), une initiative parlementaire vise désormais à exclure les textes issus du quotidien Haaretz des examens du baccalauréat.
Le président de la commission de l’Éducation de la Knesset, le député Tzvi Sukkot (Sionisme religieux), a annoncé la convocation prochaine d’une réunion avec de hauts responsables du ministère de l’Éducation. Objectif : examiner la demande de mettre fin à l’utilisation d’articles d’opinion et de textes provenant de Haaretz dans les questionnaires du baccalauréat, notamment en épreuve de langue hébraïque. Cette démarche fait suite à une requête formulée par les jeunes militants du parti Sionisme religieux.
Dans une déclaration, Tzvi Sukkot a accusé Haaretz d’être devenu « un organe de propagande anti-sioniste », allant jusqu’à affirmer que certains de ses contenus contribueraient à délégitimer les soldats de Tsahal et l’État d’Israël. « Les enfants d’Israël n’ont pas à être évalués sur des textes qui remettent en cause notre droit sur cette terre », a-t-il déclaré, promettant de faire retirer ces contenus des examens.
Les jeunes du Sionisme religieux dénoncent, de leur côté, une « imposition » de contenus issus d’un média qu’ils accusent de soutenir des narratifs hostiles à Israël. Ils estiment qu’il est inacceptable que des lycéens soient contraints d’analyser des textes provenant d’un journal qu’ils jugent politiquement engagé contre l’armée.
Cette controverse intervient dans un contexte déjà tendu. La semaine dernière, des organisations de défense de la bonne gouvernance ont saisi le ministre de la Défense et le procureur militaire général, accusant le gouvernement d’utiliser l’armée à des fins politiques après la rupture des liens institutionnels avec Haaretz, décision prise malgré l’opposition de la conseillère juridique du gouvernement.