Japon : pourquoi la destination séduit de plus en plus les touristes israéliens
Le Japon attire de plus en plus de touristes israéliens, séduits par la baisse du yen, l’essor des vols directs et un fort sentiment de sécurité.


Longtemps perçu comme une destination lointaine, complexe et coûteuse, le Japon attire désormais un nombre croissant de voyageurs israéliens. Tokyo, Kyoto, Osaka ou encore le mont Fuji séduisent par leur combinaison de modernité, de traditions, de gastronomie et de paysages, tandis que plusieurs facteurs économiques rendent aujourd’hui le pays plus accessible.
Selon Yehuda Zafrani, spécialiste du tourisme et de l’aviation internationale, le nombre d’Israéliens se rendant au Japon a progressé de plusieurs dizaines de pour cent ces dernières années. Une tendance qui devrait se poursuivre. Parmi les principaux facteurs figure l’affaiblissement du yen face au shekel, qui réduit le coût des hôtels, restaurants, achats et attractions pour les visiteurs israéliens.
L’offre aérienne s’étoffe également. Aux vols directs d’El Al doit s’ajouter, à partir du 25 octobre, une liaison directe Arkia-Tokyo deux fois par semaine. Les voyageurs disposent par ailleurs de nombreuses correspondances via Dubaï ou Abou Dhabi.
Les professionnels du tourisme mettent également en avant le sentiment de sécurité ressenti par les Israéliens au Japon, en raison notamment du faible nombre d’incidents antisémites signalés par rapport à certaines autres destinations.
Pour un premier séjour, Tokyo reste incontournable, entre Shibuya, Shinjuku, Akihabara et Harajuku. Kyoto offre une immersion dans le Japon traditionnel avec ses temples, ses jardins et le quartier historique de Gion, tandis qu’Osaka attire pour sa vie nocturne et sa cuisine de rue. Hakone permet de découvrir les paysages du mont Fuji, les sources chaudes et les ryokan traditionnels.
Nara, célèbre pour ses cerfs en liberté et le temple Todai-ji, constitue une excursion appréciée depuis Kyoto ou Osaka. Pour les voyageurs disposant de davantage de temps, Hiroshima et Nagasaki offrent une dimension historique majeure autour de la mémoire des bombardements atomiques.
Entre baisse relative des prix, développement des vols et diversité de l’offre touristique, le Japon apparaît ainsi comme une destination de plus en plus accessible aux Israéliens.