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Avraham R. Shalev : "La sécurité d'une nation ne peut dépendre de tribunaux internationaux"
Dans La Grande Édition, Avraham R. Shalev analyse l'offensive américaine contre la CPI et décrypte les enjeux d'un affrontement qui dépasse largement le cas israélien.


L'offensive de l'administration Trump contre la Cour pénale internationale (CPI) dépasse largement le seul dossier israélien. Invité de La Grande Édition sur i24NEWS, Avraham R. Shalev a estimé que cette confrontation traduit un débat de fond sur la souveraineté des États et l'avenir du droit international.
Selon lui, les États-Unis se montrent historiquement réticents à reconnaître la compétence de la CPI sur les ressortissants de pays non membres. Les poursuites engagées ces dernières années, qu'elles concernent des responsables israéliens ou qu'elles visent potentiellement des responsables américains, illustreraient, à ses yeux, les dérives d'une institution dont les pouvoirs se seraient progressivement étendus.
Pour Avraham R. Shalev, le véritable enjeu est désormais l'affrontement entre deux visions du monde : d'un côté, des États souverains qui entendent conserver le contrôle de leurs décisions stratégiques ; de l'autre, des institutions internationales auxquelles sont confiées des prérogatives toujours plus importantes.
L'analyste considère que le système international a parfois été instrumentalisé contre des démocraties confrontées au terrorisme. Il estime que la sécurité nationale ne peut reposer sur des juridictions internationales, mais avant tout sur les institutions démocratiques et la capacité des États à assurer eux-mêmes leur défense.
Enfin, Avraham R. Shalev appelle à un rééquilibrage du droit international. Selon lui, celui-ci devrait retrouver son fondement initial : le consentement des États, les accords bilatéraux et le respect de la souveraineté nationale. À ses yeux, la réaction américaine marque peut-être le début d'une redéfinition des rapports entre les États et les grandes institutions internationales.