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Belgique : Joël Rubinfeld dénonce une offensive judiciaire contre la circoncision
En Belgique, l’inculpation de mohels relance la polémique autour de la circoncision juive, que Joël Rubinfeld qualifie de « menace très claire » contre une pratique religieuse fondamentale.


Invité sur i24NEWS, Joël Rubinfeld a vivement réagi à l’inculpation de mohels en Belgique, qu’il considère comme un tournant préoccupant. « Il y a une menace très claire », affirme-t-il, évoquant une décision du parquet d’Anvers visant à renvoyer des praticiens de la circoncision devant un tribunal pour « exercice illégal de la médecine » et « coups et blessures volontaires avec préméditation » .
Pour le président de la Ligue belge contre l’antisémitisme, cette affaire dépasse le simple cadre judiciaire. « Il y a une menace sur une tradition trimillénaire », insiste-t-il, rappelant que la brit mila constitue « la pierre angulaire de la foi juive ». Si les autorités belges affirment que la circoncision reste autorisée à condition d’être pratiquée par un médecin, Joël Rubinfeld y voit une remise en cause fondamentale du rite religieux, qui doit être accompli par un mohel formé selon les règles religieuses.
L’intervenant replace également cette affaire dans un contexte qu’il juge alarmant. Il dénonce « une accumulation de persécutions judiciaires » visant la communauté juive, couplée à « un laxisme judiciaire coupable » face à des propos ou actes antisémites. À titre d’exemple, il rappelle l’acquittement d’un écrivain flamand ayant appelé à la violence contre les juifs, ainsi que l’absence de poursuites après des slogans haineux scandés lors d’une manifestation à Bruxelles.
Joël Rubinfeld met aussi en cause l’origine de la plainte à l’origine de l’enquête, déposée selon lui par « une seule personne », qu’il décrit comme « antisémite et négationniste ». « On a affaire ici à un négationniste », insiste-t-il, dénonçant une instrumentalisation judiciaire.
Au-delà du cas des mohels, l’analyse de Rubinfeld dessine un tableau plus large : celui d’un déséquilibre dans l’action judiciaire belge, entre sévérité à l’égard des pratiques religieuses juives et tolérance face à certaines dérives antisémites. Une situation qu’il juge profondément préoccupante pour l’avenir de la liberté de culte en Europe.