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Bernard Lazare, le premier défenseur de Dreyfus, honoré à Nîmes
Portée par le Collectif Histoire et Mémoire, cette initiative entend rappeler son rôle central dans la lutte contre l’antisémitisme.


Cent vingt-huit ans après le « J’accuse » d’Émile Zola, la mémoire de l’affaire Dreyfus se réécrit sous un angle longtemps négligé. À Nîmes, un monument dédié à Bernard Lazare a été inauguré, rendant hommage à celui qui fut le premier et le plus déterminé des défenseurs du capitaine Alfred Dreyfus. Une initiative portée par le Collectif Histoire et Mémoire, présidé par David Storper.
Journaliste et écrivain, Bernard Lazare fut le premier à analyser méthodiquement les mécanismes de l’antisémitisme moderne et à démonter les fausses accusations visant Dreyfus. C’est grâce à son travail acharné que l’innocence du capitaine a commencé à s’imposer dans le débat public, bien avant l’intervention de figures plus connues comme Zola ou Jaurès. Pourtant, son nom reste largement méconnu du grand public.
Le monument inauguré à Nîmes reconstruit symboliquement une œuvre détruite en 1942 par le régime de Vichy. Il représente une figure féminine portant un flambeau, symbole de justice, de vérité et de lutte contre l’obscurantisme. Pour David Storper, il s’agit avant tout d’un outil pédagogique : « Lire Bernard Lazare permet de comprendre non seulement l’antisémitisme, mais aussi les mécanismes universels de la haine ».
Dans un contexte marqué par la recrudescence des actes antisémites en France, cette inauguration résonne comme un rappel historique et un acte de résistance mémorielle. À travers Bernard Lazare, c’est l’idée que l’éducation, l’histoire et la transmission restent des armes essentielles face à la haine contemporaine.