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Campus occupés contre la loi Yadan : "Une mobilisation contre un texte qui protège les Juifs", dénonce Yossef Murciano
La contestation de la loi Yadan sur les campus parisiens ravive les tensions autour de l’antisémitisme et du conflit israélo-palestinien.


Au cœur des tensions sur les campus parisiens, la proposition de loi portée par Caroline Yadan cristallise les oppositions. Invité sur i24NEWS, le président de l’UEJF, Yossef Murciano, a vivement réagi aux mobilisations étudiantes organisées à Sciences Po et à Sorbonne.
« C’est l’absurdité de ces scènes », tranche-t-il d’emblée, pointant une mobilisation dirigée, selon lui, contre un texte visant à protéger une minorité. « Pour la première fois (…) il y a une mobilisation (…) contre une loi qui essaye de protéger une minorité (…) la minorité juive », insiste-t-il.
Au centre du débat : le lien entre antisémitisme et haine d’Israël. « Il y a un lien intrinsèque entre l’antisémitisme et la haine d’Israël », affirme Murciano, estimant que ne pas intégrer cette dimension dans la loi reviendrait à « ne pas lutter contre l’antisémitisme ». La proposition de loi entend notamment interdire les appels à la destruction de l’État d’Israël, régulièrement entendus selon lui dans les universités.
Face aux slogans et aux actions militantes observés lors des rassemblements, il met en garde contre une confusion qu’il juge dangereuse. « Quand ils hurlent “génocidaire hors de nos facs”, de qui parlent-ils ? Ils parlent des Juifs », lance-t-il, dénonçant une dérive qui dépasserait le cadre du débat politique.
Dans ce climat qu’il décrit comme « délétère », le président de l’UEJF insiste néanmoins sur une ligne de distinction : « On peut être pro-palestinien sans être antisémite ». Un message qu’il affirme défendre sur le terrain, aux côtés d’étudiants mobilisés pour soutenir la loi.
Pour Yossef Murciano, l’enjeu est désormais politique. L’adoption ou non de ce texte constituera, selon lui, un test : celui de la capacité des responsables publics à répondre à une évolution de l’antisémitisme qu’il juge visible et quotidienne sur les campus français.