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Élections en Israël : pourquoi les sondages se sont-ils trompés ?
Stéphane Wahnich analyse les limites des enquêtes d’opinion et explique pourquoi les instituts peinent à anticiper les résultats électoraux, malgré certaines tendances correctement identifiées.


Les sondages israéliens ont-ils été victimes de leurs propres méthodes ? Invité sur i24NEWS, le spécialiste des enquêtes d'opinion Stéphane Wahnich explique les écarts entre les prévisions électorales et les résultats du scrutin, tout en mettant en garde contre une précision statistique parfois trompeuse.
Au lendemain des élections législatives israéliennes, les instituts de sondage se retrouvent sous le feu des critiques. Pour Stéphane Wahnich, ancien professionnel du secteur, les écarts observés ne relèvent pas nécessairement d'une manipulation politique, mais d'abord de difficultés méthodologiques majeures.
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Premier problème : la représentativité des échantillons. Dans une société aussi diverse qu'Israël, où les appartenances religieuses et communautaires jouent un rôle électoral important, interroger seulement 500 ou 1 000 personnes complique considérablement l'exercice.
Deuxième difficulté : les intentions de vote sous-déclarées. Certains électeurs pourraient hésiter à afficher leur soutien au Likoud, tandis que la forte exposition médiatique d'autres candidats peut influencer temporairement les réponses.
Des biais politiques dans les sondages ?
Stéphane Wahnich pointe également l'instabilité du paysage partisan israélien, qui rend les comparaisons historiques particulièrement délicates.
Mais son analyse va plus loin. Lorsqu'ils disposent de plusieurs modèles statistiques, les sondeurs doivent choisir celui qui leur semble le plus pertinent. Une décision susceptible d'être influencée, parfois inconsciemment, par leurs propres convictions politiques.
Pour autant, l'expert refuse de condamner globalement les instituts. Selon lui, les enquêtes avaient correctement identifié certaines tendances : l'érosion du bloc Netanyahou, la progression de Gadi Eizenkot et les difficultés à dégager une majorité parlementaire.
Pour Stéphane Wahnich, le danger réside dans l'illusion de précision des sondages : “Le chiffre est trompeur.”
Il conclut également en assurant que les sondages doivent avant tout être interprétés comme des indicateurs de tendances, et non comme des prédictions électorales exactes.