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Investissements qataris : Gilbert Collard dénonce une “dépendance dramatique” de la France
Il estime que ces investissements massifs pourraient peser sur les choix diplomatiques de Paris et créer un décalage inquiétant entre intérêts financiers et principes politiques.


Invité de La Grande Édition ce lundi soir, Gilbert Collard, ancien député du Gard, a vivement critiqué l’influence croissante du Qatar et des Émirats arabes unis en France. L’avocat et ancien député estime que le poids financier de ces États du Golfe crée une dépendance préoccupante, susceptible d’influer directement sur les choix diplomatiques de Paris.
Selon lui, lorsque Doha et Abou Dabi figurent parmi les principaux investisseurs étrangers en France, « on est complètement dépendant de leur autorité, et c’est dramatique ». Il affirme que cette situation « ne peut avoir qu’une influence directe sur les décisions diplomatiques », suggérant que certains positionnements français au Proche-Orient pourraient s’expliquer par ces liens économiques étroits.
Gilbert Collard évoque notamment l’engagement qatari d’investir 10 milliards d’euros en France d’ici 2030. « Quand il y a un engagement d’investissement à hauteur de 10 milliards d’euros, Macron nous vend », lance-t-il, estimant que l’argent pèserait sur la capacité de la France à adopter une ligne ferme, notamment face au radicalisme islamiste ou dans son rapport à Israël. « On est freiné par le fric », affirme-t-il.
L’ancien député cite également le rachat du Paris Saint-Germain par le Qatar, qu’il décrit comme « l’achat d’une extraordinaire tribune », au-delà du simple investissement sportif. Selon lui, il s’agit aussi d’un levier d’influence médiatique, politique et idéologique.
Plus largement, Gilbert Collard déplore ce qu’il considère comme un affaiblissement du rayonnement français. Il se dit « très déçu » de voir la France dépendre d’« une économie douteuse », évoquant les nombreuses critiques formulées ces dernières années à l’encontre du Qatar.
En conclusion, il met en garde contre « un écart de valeurs, d’intérêts et d’agenda » entre Paris et Doha, appelant à surveiller de près les conséquences politiques de cette relation économique stratégique.