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Palaces parisiens : quand les caprices de certains princes du Golfe tournent au cauchemar
Entre troupeaux de moutons, séjours de plusieurs mois et hôtels dévastés, elle décrit des situations aussi insolites que coûteuses.


Invitée du Grand Oral, la journaliste et écrivaine Liliane Delwasse a levé le voile sur les exigences parfois hors normes de certains clients fortunés des grands palaces, notamment issus des monarchies du Golfe. À travers plusieurs anecdotes tirées de son livre, elle décrit un univers où le luxe côtoie parfois les excès les plus inattendus.
Parmi les histoires les plus marquantes figure celle d'un prince saoudien ayant réservé plusieurs étages d'un palace... en annonçant qu'il voyagerait avec un mouton prénommé Georges. Pensant d'abord à une erreur, l'hôtel découvre rapidement qu'il s'agit d'une véritable exigence. Pour satisfaire son client, l'établissement fait même livrer une paille de qualité exceptionnelle destinée à l'animal.
Mais la surprise est encore plus grande à l'arrivée de la délégation. Ce n'est pas un mouton qui descend du bus, mais un troupeau entier, accompagnant une vaste famille venue séjourner plusieurs semaines, voire plusieurs mois, tout en recréant son mode de vie habituel au sein du palace.
Liliane Delwasse réfute également l'idée selon laquelle ces séjours seraient toujours financièrement avantageux pour les hôtels. Selon elle, certains établissements subissent au contraire d'importants dégâts.
Elle rapporte notamment le cas d'un autre prince du Moyen-Orient ayant occupé deux étages d'un palace pendant six mois avec une centaine de personnes. À son départ, les lieux ont été laissés dans un état de dévastation : méchouis organisés dans les chambres, chèvres introduites dans l'hôtel, tissus de soie lacérés et mobilier détérioré. Plus grave encore, le prince serait parti sans régler sa facture.
D'après Liliane Delwasse, le directeur de l'établissement s'est alors tourné vers le Quai d'Orsay pour obtenir réparation. L'État français a finalement pris en charge les pertes subies par l'hôtel, laissant les contribuables assumer le coût de cet épisode.
À travers ces péripéties, la journaliste illustre les dérives auxquelles peuvent être confrontés certains palaces lorsque le prestige de leurs clients se heurte aux réalités de la gestion hôtelière.