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Paris pousse pour l’inscription des Frères musulmans sur la liste européenne des organisations terroristes
Le texte, porté par Les Républicains et soutenu par plusieurs groupes, doit encore franchir plusieurs étapes parlementaires avant un débat en séance publique.


La France a franchi une étape politique significative dans le débat sur la lutte contre l’islamisme politique. Mercredi, la Commission des affaires européennes de l’Assemblée nationale a adopté à une très large majorité une proposition de résolution visant à demander l’inscription des Frères musulmans sur la liste européenne des organisations terroristes.
Invitée sur le plateau de "Ça se débat", la députée Constance Le Grip a confirmé l’ampleur du soutien parlementaire à ce texte, initié par le groupe Les Républicains et soutenu par plusieurs formations, dont le groupe Ensemble pour la République. « Il s’agit d’affirmer des principes clairs », a-t-elle déclaré, soulignant la dangerosité d’une organisation qui véhicule une idéologie susceptible de déboucher sur la violence terroriste.
La procédure parlementaire se poursuit désormais avec l’examen du texte par la Commission des affaires étrangères, avant un débat en séance publique prévu le 22 janvier. Si cette résolution n’a pas de portée juridique directe, elle vise à peser politiquement sur les institutions européennes afin de faire évoluer leur position.
Constance Le Grip a rappelé que la France n’était plus dans la naïveté face à la menace islamiste, après près de 300 victimes du terrorisme depuis 2012. Elle a évoqué les travaux récents du Parlement et des services de l’État mettant en lumière la stratégie de la mouvance frériste : séparatisme idéologique, infiltration sociale et rôle de passerelle vers la radicalisation violente.
Interrogée sur l’influence de ce courant auprès d’une partie de la jeunesse musulmane, la députée a insisté sur la dimension identitaire et émotionnelle exploitée par certains discours religieux radicaux. Elle a appelé à un travail de pédagogie et de transparence pour distinguer clairement la pratique religieuse légitime d’une idéologie politique mortifère.
Selon elle, les frontières entre islamisme politique et violence terroriste ne sont plus étanches — un constat qui justifie, à ses yeux, une réponse ferme, lucide et européenne.