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Partis arabes en Israël : Gil Mihaely dénonce le double discours de Benjamin Netanyahou
Au lendemain des élections israéliennes, Gil Mihaely pointe sur i24NEWS les contradictions de Benyamin Netanyahou, qui avait autrefois envisagé une alliance avec Mansour Abbas


Invité sur i24NEWS, Gil Mihaely, directeur de la revue "Conflits" est revenu mercredi sur la place des partis arabes dans le paysage politique israélien, rappelant les ouvertures passées de Benjamin Netanyahou envers Mansour Abbas, chef du parti Ra’am.
Alors que les résultats des élections législatives israéliennes placent les formations arabes au cœur des discussions sur la future coalition, Gil Mihaely appelle à ne pas considérer ces partis comme un ensemble homogène.
Interrogé sur un éventuel parallèle entre les alliances de gauche avec certains courants islamistes en France et les rapprochements politiques envisagés en Israël, il rejette catégoriquement cette comparaison.
« À part les mots “gauche” et “arabe”, rien ne ressemble entre les deux cas », affirme-t-il, soulignant les différences idéologiques entre Ra’am, dirigé par Mansour Abbas, et les formations composant la Liste arabe unifiée.
Netanyahou face à ses propres contradictions ?
Gil Mihaely rappelle notamment que Benjamin Netanyahou avait lui-même envisagé, en 2021, un rapprochement avec Mansour Abbas pour tenter de constituer une majorité parlementaire.
« Il a préparé le terrain pour une alliance de coalition avec Mansour Abbas », souligne l'analyste.
Selon lui, cette démarche a contribué à légitimer politiquement Ra’am, finalement intégré au gouvernement Bennett-Lapid.
Le journaliste dénonce ainsi ce qu’il considère comme un revirement du discours du Likoud, dont certains responsables présentent désormais les formations arabes comme des soutiens du Hamas. Pour Gil Mihaely, il est difficile de présenter aujourd’hui comme infréquentables des responsables politiques autrefois considérés comme de possibles partenaires.
Son analyse met en lumière une contradiction politique majeure : dans un Parlement où aucune majorité ne se dessine clairement, la question de la participation des partis arabes aux alliances gouvernementales demeure incontournable.