- i24NEWS
- Vu sur i24NEWS
- Sar-El : ces volontaires venus du monde entier qui rappellent à Israël qu’il n’est pas seul
Sar-El : ces volontaires venus du monde entier qui rappellent à Israël qu’il n’est pas seul
Depuis plus de quarante ans, Sar-El fait venir chaque mois des centaines de volontaires dans les bases de l’armée israélienne.


Dans un moment où Israël affronte la guerre, l’isolement diplomatique et les campagnes de délégitimation, l’association Sar-El incarne une forme rare et concrète de solidarité. Invitée sur i24NEWS aux côtés d’Olivier Rafowicz, parrain de l’organisation, Keren Dahan, PDG de Sar-El, a rappelé la vocation de cette association née en 1982, pendant la guerre du Liban, à l’initiative du général Aharon Davidi.
À l’époque, 650 civils venus des États-Unis avaient été mobilisés pour aider les bases de Tsahal dans leurs besoins logistiques, afin de permettre aux soldats de se concentrer sur leurs missions combattantes. Depuis plus de quarante ans, Sar-El fait venir chaque mois des centaines de volontaires dans les bases de l’armée israélienne.
Depuis le 7-Octobre, cette mission a pris une dimension encore plus forte. Olivier Rafowicz a souligné l’engagement de nombreux Français, Américains, juifs et non-juifs, venus par milliers pendant les périodes les plus dures de la guerre. Pour lui, Israël a besoin de forces militaires, d’économie, de tourisme, mais aussi de femmes et d’hommes capables de donner quelques semaines de leur temps « par amour pour Israël ». Il raconte être allé rencontrer ces volontaires pour les renforcer, avant d’en ressortir lui-même renforcé par leur humilité, leur simplicité et leur volonté d’agir.
Keren Dahan insiste, elle, sur l’impact psychologique immense de cette présence. Dans les bases, de jeunes soldats de 18, 19 ou 20 ans, comme des réservistes, peuvent se sentir seuls face à la guerre et à la haine. Voir arriver des volontaires du monde entier, de tous âges, juifs ou non juifs, leur rappelle qu’ils ne combattent pas dans l’indifférence générale. Cette solidarité leur donne de la force, de la motivation et l’espoir de ne pas être seuls.
L’engagement est accessible : inscription sur le site de Sar-El, entretien, vérification de sécurité, puis départ vers Israël. Il n’y a pas de limite d’âge, résume Olivier Rafowicz, évoquant des volontaires de « 18 à 120 ans ». Au-delà de l’aide logistique, Sar-El devient ainsi une passerelle entre Israël et le monde. Face à ceux qui rêvent d’un Israël isolé, ces volontaires forment, selon lui, « des petits ponts » capables de créer de « grandes chaînes » de communion. Une force discrète, mais essentielle : une véritable force d’élite de la solidarité.