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Simcha Rothman : "Personne ne désarmera le Hamas à notre place"
Pour le député israélien, seule la pression militaire exercée par Israël peut garantir le désarmement du mouvement islamiste et la sécurité durable des frontières du pays.


Invité ce lundi soir de La Grande Édition sur i24NEWS, Simcha Rothman a livré une analyse du plan américain pour Gaza et des critiques formulées par le ministre Betsalel Smotrich. Pour le membre de la Knesset, qualifier ces positions d’« extrémistes » relève d’un contresens : elles seraient, au contraire, profondément réalistes.
Interrogé sur les déclarations assimilant la Turquie et le Qatar à des soutiens directs du Hamas, Rothman a estimé qu’il s’agissait d’un constat factuel. Selon lui, Doha est le principal mécène du Hamas et des Frères musulmans, tandis qu’Ankara s’inscrit dans le même axe idéologique. « Imaginer que ces acteurs puissent désarmer une organisation qu’ils ont armée, financée et hébergée est une naïveté dangereuse », a-t-il averti.
Au-delà de la composition de toute instance internationale, Rothman a posé une question centrale : une force étrangère peut-elle réellement désarmer le Hamas ? Sa réponse est catégorique : non. « Personne ne fera ce travail à notre place. La sécurité de nos frontières et de notre existence ne peut être confiée ni à des rivaux comme la Turquie ou le Qatar, ni même à nos alliés », a-t-il déclaré, soulignant qu’Israël ne peut attendre que des soldats étrangers risquent leur vie à Gaza.
S’il a réaffirmé que le président américain est un « ami fidèle d’Israël » et qu’il souhaite la fin du Hamas, Rothman a insisté sur les limites de cette alliance. Les dispositifs internationaux testés par le passé ont, selon lui, tous échoué face à des ennemis déterminés à détruire l’État d’Israël, Hamas et Autorité palestinienne compris.
Concernant l’avenir, Rothman a dit espérer que les combats ne cesseront pas tant que le Hamas ne sera pas totalement désarmé. La pression militaire, a-t-il martelé, est la seule voie possible, même si elle doit s’accompagner d’efforts humanitaires. « C’est un devoir envers nos citoyens et notre pays », a-t-il conclu.