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Yom HaShoah : l’historien Shlomo Balsam alerte sur le risque d’oubli et la montée de l’antisémitisme
À l’occasion de Yom HaShoah, Shlomo Balsam met en garde contre une double menace : l’érosion de la mémoire de la Shoah et la montée d’un antisémitisme nourri notamment par des courants radicaux.


À l’occasion de la Journée du souvenir de la Shoah, l’historien Shlomo Balsam a exprimé une vive inquiétude face à l’érosion progressive de la mémoire et à la montée de l’antisémitisme en Europe. Il évoque « un certain danger de l’oubli de la Shoah », dans un contexte où la transmission devient plus difficile, notamment auprès des jeunes générations.
Selon lui, plusieurs pays européens — dont la France, la Belgique, les Pays-Bas ou la Suède — connaissent une recrudescence d’incidents antisémites. Il souligne également des difficultés croissantes dans certaines écoles : « on ne peut pas enseigner la Shoah (…) les élèves refusent », signe d’une remise en cause préoccupante du travail de mémoire.
L’historien insiste sur une évolution du phénomène antisémite, qu’il décrit comme une « combinaison » de facteurs. Il évoque notamment le rôle de l’islam radical, qu’il estime influencé historiquement par certaines propagandes antisémites du XXe siècle, ainsi que la persistance du négationnisme. Il rappelle à ce titre l’existence de réseaux et de contenus en ligne diffusant des discours haineux, contribuant à banaliser ces idéologies.
Shlomo Balsam met en garde contre les parallèles entre certaines rhétoriques actuelles et celles du passé, estimant que « ce qui se passe aujourd’hui » présente des échos inquiétants avec des périodes antérieures. Il souligne également des chiffres alarmants, évoquant une hausse des violences antisémites dans le monde occidental à des niveaux inédits depuis plusieurs décennies.
Malgré les efforts engagés pour préserver la mémoire de la Shoah, il reconnaît leurs limites : « Le travail de mémoire continuera (…) mais il y a un problème ».