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Yom Hazikaron : "On ne se relève pas, on apprend à vivre avec", affirme Alexandra Amsellem
Entre douleur permanente, foi et devoir de mémoire, elle décrit une « amputation à vie » et appelle à retenir de son fils un message d’unité, de générosité et de rapprochement entre les hommes.


Interrogée à l’occasion de Yom Hazikaron, Alexandra Amsellem, mère d’Eli Amsellem, soldat tombé à Gaza en mai 2024, livre un témoignage poignant sur le deuil impossible d’un enfant.
Pour elle, la journée du souvenir est quotidienne : « c’est tous les jours Yom Hazikaron », confie-t-elle, évoquant une douleur permanente mais partagée, le temps d’une journée, par l’ensemble du pays. Elle décrit la sirène comme un moment de recueillement intense, malgré le traumatisme qu’elle ravive. Revenant sur la personnalité de son fils, elle dresse le portrait d’un jeune homme « ordinaire » devenu « extraordinaire », profondément croyant, animé par la volonté de rapprocher les gens entre eux et de Dieu.
Alexandra Amselem raconte également avec précision le moment de l’annonce de sa mort, une scène de sidération marquée par l’arrivée de militaires à sa porte. « On ne se relève pas », affirme-t-elle, évoquant une « amputation à vie », mais insiste sur la nécessité de continuer à vivre, portée par la foi, ses autres enfants et le souvenir d’Eli. Elle souhaite avant tout que l’on retienne de lui un message d’unité et de générosité.