Emmanuel Macron salue la mémoire de Yaacov Agam, pionnier de l'art cinétique
Emmanuel Macron salue un artiste dont les œuvres "continuent à se mouvoir au rythme de notre regard"


Le président de la République française, Emmanuel Macron, a rendu hommage à Yaacov Agam dans un communiqué publié par le Palais de l'Élysée à la suite du décès de l'artiste israélien, survenu le 21 juin à l'âge de 98 ans. Figure majeure de l'art cinétique, Agam est salué comme un créateur ayant consacré sa vie à faire du mouvement, de la couleur et de l'interaction avec le spectateur les fondements de son œuvre.
Né en 1928 en Terre d'Israël, Yaacov Agam s'est formé à l'Académie Bezalel des arts et du design, à Jérusalem, avant de poursuivre ses études à Zurich. Installé à Paris au début des années 1950, il s'impose rapidement comme l'un des pionniers de l'art cinétique grâce à sa collaboration avec la galeriste Denise René et sa proximité avec des artistes tels que Victor Vasarely ou Pol Bury. Son travail, qui invite le spectateur à devenir acteur de l'œuvre, séduit également André Breton, qui donnera leur titre à plusieurs de ses premières créations.
Le communiqué rappelle également les liens privilégiés entretenus par Agam avec la France. En 1971, à la demande du président Georges Pompidou, il conçoit un salon destiné aux appartements privés de l'Élysée, une œuvre immersive composée de centaines de nuances de couleurs, finalement installée au Centre Pompidou après la disparition du chef de l'État. Ses réalisations monumentales, notamment les Fontaines musicales de La Défense ou la sculpture Toute-Direction à La Roche-sur-Yon, témoignent de son empreinte durable dans l'espace public français.
L'Élysée souligne également l'attachement de l'artiste à Israël, où sa ville natale de Rishon LeZion lui a consacré un musée. En avril dernier, il avait reçu le prestigieux Prix Israël, déclarant à cette occasion que "la créativité est le fondement du judaïsme".
Concluant son hommage, Emmanuel Macron salue un artiste dont les œuvres "continuent à se mouvoir au rythme de notre regard", estimant que cette capacité à faire vivre le mouvement au-delà de la disparition de leur créateur constitue "l'éternité de Yaacov Agam". Le président de la République et son épouse ont adressé leurs condoléances à sa famille et à ses proches.