"Ils tuent des enfants au nom de Sion" : le groupe de rock Highly Suspect sort une chanson contre Israël
Le morceau a été mis en avant par Apple Music parmi les nouvelles sorties rock du moment.


Le groupe de rock américain Highly Suspect, nommé à plusieurs reprises aux Grammy Awards, a dévoilé vendredi un nouveau titre intitulé Big Shop Of Horrors (La grande boutique des horreurs) dans lequel il accuse Israël de « tuer des enfants au nom de Sion » dans plusieurs pays du Moyen-Orient.
Dans cette chanson dévoilée vendredi, le groupe évoque Gaza, la Judée-Samarie, l’Iran, le Liban, la Syrie ou encore le Yémen, décrivant Israël comme le principal responsable de la violence régionale. « Que se passe-t-il ici ? », chante le groupe avant d’affirmer : « Ils tuent des enfants au nom de Sion à Gaza, en Cisjordanie, à Tamoun, en Iran, en Syrie, à Bethléem, au Yémen et au Liban. »
Le refrain contient également des paroles accusant Israël et le judaïsme d’utiliser des références religieuses comme outils de manipulation. « Ces sorcières nous manipulent avec des écritures numériques », peut-on entendre dans le morceau, qui se conclut sur des références à « la guerre », « la violence » et au silence supposé des opinions publiques occidentales.
Dans un autre passage, le groupe affirme : « Je vous promets que ce n’est pas politique. Il y a le bien et le mal. » Les musiciens accusent également des acteurs non précisés de « tuer des enfants » et « les violer », sans davantage de contexte.
Le morceau a néanmoins été mis en avant par Apple Music parmi les « meilleures nouveautés rock » du moment, contribuant à élargir sa diffusion sur les plateformes de streaming.
Originaire du Massachusetts, Highly Suspect compte environ deux millions d’auditeurs mensuels sur Spotify. Formé en 2009, le groupe s’est fait connaître grâce à plusieurs titres à succès comme My Name Is Human et Lydia, qui lui ont valu trois nominations aux Grammy Awards, notamment dans les catégories meilleur album rock et meilleure chanson rock.
La sortie de cette chanson intervient dans un climat international particulièrement tendu autour de la guerre au Moyen-Orient, alors que plusieurs artistes occidentaux prennent publiquement position sur le conflit entre Israël et les organisations terroristes soutenues par l’Iran.