S&P maintient la note d’Israël et mise sur une stabilisation sécuritaire après les cessez-le-feu
Une décision perçue comme un signal de confiance pour l’économie israélienne malgré les tensions persistantes avec l’Iran et ses alliés terroristes dans la région.


L’agence de notation financière S&P Global Ratings a confirmé vendredi la note souveraine d’Israël à « A/A-1 » avec une perspective stable, estimant que la désescalade militaire récente réduit, à court terme, les risques pesant sur l’économie israélienne.
Dans son rapport, S&P souligne que « les accords de cessez-le-feu contribuent à réduire les risques sécuritaires immédiats pour Israël », tout en avertissant que les tensions avec l’Iran et ses alliés régionaux continueront probablement de peser sur l’environnement stratégique du pays.
Cette décision constitue un signal important pour les marchés financiers et pour le gouvernement israélien, alors que l’économie du pays reste sous pression depuis le début de la guerre régionale. Une dégradation de la note aurait pu renchérir le coût de la dette israélienne et fragiliser davantage la confiance des investisseurs internationaux.
S&P considère néanmoins que les hostilités devraient désormais rester « ponctuelles et contenues », même si la situation régionale demeure « fragile ». L’agence estime également qu’Israël conserve plusieurs atouts majeurs : une économie diversifiée, un secteur technologique puissant, des réserves financières importantes et une forte capacité de résilience institutionnelle.
Depuis le déclenchement du conflit avec l’Iran et les groupes terroristes alliés à Téhéran, l’économie israélienne a subi d’importantes perturbations : ralentissement de la croissance, baisse du tourisme, mobilisation massive de réservistes et augmentation significative des dépenses militaires.
Malgré cela, les agences internationales continuent de considérer Israël comme une économie solide capable d’absorber les chocs sécuritaires. Le maintien de la perspective « stable » signifie que S&P n’anticipe pas, à ce stade, de détérioration majeure de la situation budgétaire ou financière du pays à moyen terme.
Cette décision intervient également dans un contexte diplomatique plus apaisé après plusieurs semaines de tensions extrêmes entre Israël, l’Iran et les États-Unis, marquées récemment par des cessez-le-feu partiels et des tentatives de reprise des discussions indirectes entre Washington et Téhéran.
Pour le gouvernement israélien, ce maintien de la note constitue un soutien économique et symbolique important au moment où les marchés surveillent de près l’évolution sécuritaire régionale.