Mélenchon propose une rupture stratégique pour "rétablir la puissance" française face à Trump et Netanyahou
Jean-Luc Mélenchon a plaidé pour une rupture stratégique majeure, proposant sanctions économiques, embargo sur les armes et coalition internationale pour peser face aux États-Unis et à Israël.


Invité dimanche soir sur TF1, Jean-Luc Mélenchon, qui a officiellement confirmé sa candidature pour la présidentielle de 2027, a défendu une ligne de rupture en matière de politique étrangère, affirmant que la France, sous sa direction, pourrait « rétablir sa puissance » et peser davantage face aux États-Unis et à Israël. Interrogé sur l’attitude à adopter face à un Donald Trump jugé "imprévisible", le leader insoumis a assuré qu’une autre stratégie était possible, estimant que « le massacre aurait été arrêté » si la situation avait été « traitée politiquement ».
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Au cœur de sa démonstration : le primat du droit international. « J’en aurais fait mon drapeau », a-t-il déclaré, critiquant une France qu’il juge "affaiblie" et "oscillante" sous la présidence d’Emmanuel Macron. Mélenchon a ensuite détaillé une approche articulée autour d’un « front du refus », construit avec l’Espagne et élargi à plusieurs pays d’Amérique du Sud, d’Asie et d’Europe, afin de peser collectivement contre les orientations actuelles de Washington et de Jérusalem.
Parmi les mesures avancées, il propose la suspension de l’accord de coopération entre l’Union européenne et Israël, ainsi qu’un embargo sur les armes. Selon lui, une telle pression économique et diplomatique permettrait de « bloquer le gouvernement » de Benjamin Netanyahou. Il estime qu’Israël « ne peut pas vivre sans l’Union européenne », faisant de cette dépendance un levier stratégique.
Le candidat à la présidentielle plaide également pour une prise de distance vis-à-vis des États-Unis, notamment en refusant le survol du territoire français par des opérations militaires américaines. Il a enfin affirmé que les États-Unis et Israël étaient « des tigres de papier » face à une mobilisation internationale pour la paix, assurant que « le monde ne veut pas de la guerre ».