Israël restitue 22 antiquités à la Grèce
Israël a restitué 22 objets antiques à la Grèce, dans le cadre d’une coopération culturelle renforcée entre les deux pays et d’une campagne d’Athènes pour récupérer son patrimoine historique.


Israël a restitué mardi 22 antiquités illégalement sorties de Grèce. Cette restitution constitue une première entre les deux pays, alors qu’Athènes intensifie ses efforts pour rapatrier des œuvres historiques conservées à l’étranger.
La ministre grecque de la Culture, Lina Mendoni, a reçu les objets lors d’une cérémonie organisée au Musée archéologique national d’Athènes, en présence d’Amir Ganor, directeur du département de prévention des vols de l’Autorité israélienne des antiquités.
« C’est la première fois qu’Israël restitue des antiquités à la Grèce, et cela marque le début d’une coopération plus étroite entre les deux pays pour la protection du patrimoine culturel », a déclaré Lina Mendoni. Elle a souligné la dimension symbolique et morale de chaque restitution au pays d’origine.
La collection comprend notamment une petite statuette en bronze représentant une femme, ainsi que plusieurs pièces de poterie : des flacons à huile étroits, des amphores à deux anses et des coupes ornées de scènes mythologiques et de motifs géométriques. Ces objets sont provisoirement datés d’une période comprise entre environ 700 et 320 avant J.-C.
Athènes poursuit sa campagne pour récupérer les marbres du Parthénon
Cette restitution s’inscrit dans la stratégie de la Grèce visant à renforcer ses relations culturelles bilatérales pour favoriser le retour de son patrimoine. Athènes cherche notamment à récupérer les marbres du Parthénon, des sculptures vieilles de 2 500 ans retirées de l’Acropole et aujourd’hui exposées au British Museum, à Londres.
Les responsables grecs et israéliens n’ont toutefois pas précisé comment les antiquités avaient été découvertes en Israël ni dans quelles circonstances elles avaient quitté illégalement la Grèce.
L’ambassadrice d’Israël en Grèce, Pninat Yanay, a indiqué que les objets avaient été récupérés dans le cadre d’une enquête des autorités israéliennes sur le commerce illégal d’antiquités.