La Banque d’Israël abaisse son taux directeur à 3,75 %
Cette baisse devrait alléger légèrement les remboursements de nombreux crédits immobiliers et prêts bancaires en Israël.


La Banque d’Israël a décidé lundi de réduire son taux directeur de 0,25 point, le faisant passer à 3,75 %, une première depuis 2023 sous le seuil des 4 %. Cette décision entraîne également une baisse du taux préférentiel (« prime »), qui servira désormais de base à une grande partie des crédits immobiliers et des prêts bancaires en Israël, à environ 5,25 %.
Concrètement, cette mesure devrait apporter un léger soulagement aux ménages israéliens fortement endettés, notamment aux propriétaires ayant contracté des prêts immobiliers indexés sur le taux prime. Les mensualités de certains crédits devraient diminuer dans les prochaines semaines, même si la baisse restera modérée.
Cette décision était largement anticipée par les économistes et les marchés financiers, qui hésitaient toutefois entre une baisse de 0,25 % ou de 0,5 %. Elle intervient après plusieurs semaines de fortes pressions exercées par le secteur privé israélien, qui réclamait un assouplissement monétaire afin de soutenir une économie fragilisée par la guerre et le ralentissement de la croissance.
Depuis fin 2025, la banque centrale avait commencé à réduire progressivement ses taux, avant d’interrompre ce mouvement en raison des tensions militaires avec l’Iran et de l’opération « Rugissement du Lion ». Le taux était resté bloqué à 4 % jusqu’à cette nouvelle décision.
Plusieurs facteurs ont poussé la Banque d’Israël à agir. L’inflation est désormais retombée sous les 2 %, soit dans la cible officielle de la banque centrale. Parallèlement, le shekel s’est fortement apprécié face au dollar ces derniers mois, pénalisant les exportateurs israéliens et réduisant leur compétitivité à l’international.
Cette baisse des taux pourrait également relancer progressivement le marché immobilier israélien. Avec des crédits moins coûteux, davantage de ménages pourraient revenir vers l’achat de logements. Mais plusieurs analystes mettent aussi en garde contre un possible redémarrage rapide de la hausse des prix de l’immobilier, après des années de forte hausse des prix de l’immobilier avant la guerre.