Le port d’Eilat rebondit avec une hausse de 118 % du fret malgré la menace des Houthis
Entre janvier et mars, environ 11 500 tonnes de véhicules ont transité par le port d’Eilat via la Jordanie


Après plus de deux ans de fortes perturbations liées à la crise sécuritaire régionale, le port d’Eilat enregistre un net regain d’activité. Selon des données de l’autorité maritime israélienne relayées par les médias locaux, le trafic de marchandises y a progressé de 118 % au premier trimestre, marquant une reprise notable après une longue période de quasi-paralysie.
Entre janvier et mars, environ 11 500 tonnes de véhicules ont transité par le port du sud d’Israël. D’après les mêmes informations, ces automobiles auraient été acheminées via la Jordanie, dans le cadre d’un itinéraire alternatif mis en place pour contourner les risques maritimes en mer Rouge.
Le dispositif logistique reposerait sur l’utilisation de navires de plus petite taille, capables d’acheminer les cargaisons jusqu’à Eilat par des routes adaptées. Des sources du secteur maritime affirment qu’une hausse générale de l’activité a été observée ces dernières semaines, signe d’un redémarrage progressif du port.
Depuis le début de la guerre, Eilat avait subi une chute brutale de son trafic en raison du blocus maritime imposé par les terroristes houthis au niveau du Bab el-Mandeb. Très peu de navires de déchargement y accostaient encore, hormis quelques unités isolées chaque mois.
La direction du port n’a pas souhaité commenter ni les modalités exactes de cet acheminement via la Jordanie, ni l’ampleur de la reprise observée. Cette remontée du trafic illustre néanmoins les efforts d’adaptation déployés par Israël face aux perturbations persistantes des routes maritimes régionales.