Un réserviste de Tsahal coûte jusqu'à trois fois plus qu'un soldat d'active
Environ 70 % des personnes absentes de leur emploi en raison du service de réserve appartiennent à des foyers avec enfants


Le recours massif aux réservistes représente un coût croissant pour l'économie israélienne. Selon une nouvelle étude publiée mardi par le département de l'économiste en chef du ministère des Finances, un mois de service de réserve peut coûter jusqu'à 68 000 shekels à l'économie, soit plus de trois fois le coût moyen d'un soldat effectuant son service militaire obligatoire.
Le ministère des Finances a revu à la hausse ses précédentes estimations. Le coût économique mensuel d'un réserviste âgé de 22 à 30 ans est désormais évalué à 39 000 shekels, contre 33 000 auparavant. Pour les 31-39 ans, il atteint 68 000 shekels, contre une précédente estimation de 54 000.
À titre de comparaison, le coût moyen pour les finances publiques d'un soldat effectuant son service obligatoire s'élève à environ 22 000 shekels par mois. Pour le ministère des Finances, cet écart illustre également l'intérêt économique d'élargir les rangs de l'armée régulière plutôt que de faire peser une part toujours plus importante de l'effort militaire sur les réservistes.
L'étude souligne par ailleurs que la charge du service de réserve repose principalement sur les hommes juifs non orthodoxes âgés de 25 à 44 ans. Depuis le début de la guerre, des centaines de milliers de salariés ont dû s'absenter de leur emploi pour servir dans l'armée, avec des conséquences importantes sur le marché du travail, l'activité des entreprises et plus largement l'économie israélienne.
La mobilisation affecte également fortement les familles : environ 70 % des personnes absentes de leur emploi en raison du service de réserve appartiennent à des foyers avec enfants, selon les données du ministère des Finances.