Université de Tel-Aviv : une avancée majeure contre les lésions de la moelle épinière
Des chercheurs de l’Université de Tel-Aviv dévoilent une méthode innovante capable de limiter les lésions de la moelle épinière dès les premières heures après un traumatisme.


Une équipe de chercheurs de l’Université de Tel-Aviv annonce une percée prometteuse dans le traitement des lésions de la moelle épinière, ouvrant la voie à une amélioration significative de la récupération motrice. Menée par les docteurs Angela Ruban et Yona Goldschmidt, l’étude propose une approche innovante visant à limiter les dégâts neurologiques dès les premières heures suivant un traumatisme.
Au cœur de cette avancée : le glutamate, une molécule dont l’accumulation après une blessure aggrave considérablement les lésions nerveuses. Plutôt que de tenter de bloquer son activité dans le cerveau, les chercheurs ont développé une méthode permettant d’éliminer son excès via la circulation sanguine. Cette stratégie, administrée par simple injection intraveineuse, agit rapidement pour réduire l’inflammation et freiner la destruction des cellules nerveuses.
Les résultats obtenus sur des modèles animaux sont particulièrement encourageants. Les chercheurs ont observé une amélioration notable des capacités motrices dès les premiers jours, avec des niveaux de récupération atteignant près de 80 % après deux mois, contre seulement 20 % chez les sujets non traités. Autre atout majeur : le traitement peut être administré jusqu’à huit heures après la blessure, un délai compatible avec les réalités des urgences médicales.
Au-delà des lésions médullaires, cette approche pourrait également transformer la prise en charge d’autres atteintes neurologiques, notamment les traumatismes crâniens ou les accidents vasculaires cérébraux. Des essais précliniques sont déjà en cours dans ce domaine.
Si ces résultats sont confirmés chez l’humain, cette innovation pourrait marquer un tournant majeur, en passant d’une prise en charge essentiellement symptomatique à une réduction réelle des lésions. À terme, elle pourrait améliorer considérablement la qualité de vie des patients et réduire l’ampleur des handicaps liés aux traumatismes neurologiques.