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Élections en Israël : de l'euphorie à la désillusion, la victoire de Gadi Eisenkot s'éloigne
Gadi Eisenkot se retrouve face à une situation dans laquelle la formation d'un gouvernement semble extrêmement difficile, voire presque impossible, même avec le soutien des partis arabes


La soirée électorale avait commencé dans une ambiance de fête au quartier général de Gadi Eisenkot, avant de laisser place à une profonde déception. Selon un reportage d'i24NEWS, les premières estimations avaient suscité un immense espoir parmi les partisans du chef du parti Yashar, convaincus de pouvoir tourner la page Benjamin Netanyahou. Mais au fil de la nuit, la perspective d'une victoire s'est progressivement éloignée, laissant entrevoir des difficultés majeures pour former un gouvernement.
Dans une salle de basket transformée en quartier général de campagne, militants, responsables politiques et journalistes venus notamment des États-Unis, de Chine, de Pologne et des Pays-Bas attendaient fébrilement les premières projections. À 22 heures, les estimations créditaient le bloc de Benjamin Netanyahou de 53 sièges, loin de la majorité absolue des 61 nécessaires pour former un gouvernement. Malgré ces chiffres, les partisans de l'opposition ont laissé éclater leur joie, scandant des slogans réclamant le départ du Premier ministre.
L'enthousiasme a culminé vers une heure du matin, lorsque Gadi Eisenkot a prononcé un discours aux accents victorieux. "On peut désormais affirmer que Benjamin Netanyahou fait face à une majorité sioniste et responsable, plus large et plus forte", a-t-il déclaré. Estimant que le Premier ministre avait perdu la confiance des électeurs, il a ajouté qu'un dirigeant digne de ce nom devrait en tirer les conséquences et annoncer son retrait de la vie politique.
Mais à mesure que la nuit avançait, les nouvelles projections ont commencé à refroidir les espoirs. L'ambiance festive s'est progressivement dissipée, tandis que les militants prenaient conscience de la complexité de l'équation parlementaire. La possibilité pour Gadi Eisenkot de constituer une coalition majoritaire apparaissait de plus en plus incertaine.
Au lendemain du scrutin, l'euphorie avait définitivement cédé la place à la désillusion. Gadi Eisenkot se retrouve face à une situation dans laquelle la formation d'un gouvernement semble extrêmement difficile, voire presque impossible, même avec le soutien des partis arabes. Une réalité bien éloignée des scènes de liesse observées quelques heures plus tôt dans son quartier général.