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Israël : l’opposition envisage une élection directe du Premier ministre pour sortir de l’impasse politique
Israël a déjà expérimenté l'élection directe du Premier ministre. En 1996, Benjamin Netanyahu avait battu Shimon Peres selon ce système.


Israël pourrait-il renouer avec l’élection directe de son Premier ministre ? Selon des informations rapportées samedi par Maariv, plusieurs responsables de l’opposition examinent cette possibilité pour tenter de sortir de l’impasse politique née des élections législatives du 27 octobre.
Le scrutin a débouché sur une Knesset profondément divisée, sans majorité claire. Le bloc soutenant Benjamin Netanyahu dispose de 53 sièges, contre 48 pour les partis d’opposition et 19 pour les formations arabes. Si 67 députés se situent mathématiquement en dehors du camp Netanyahu, leurs divergences politiques empêchent pour l'instant la constitution d'une coalition alternative.
Une proposition inspirée de Netanyahu lui-même
Selon les journalistes Ben Caspit et Michael Hauser Tov, l’opposition étudie désormais un scénario consistant à organiser une élection directe du Premier ministre sans dissoudre la Knesset.
Paradoxalement, cette proposition reprend une initiative défendue par Benjamin Netanyahu en avril 2021, lorsqu’il cherchait lui-même à sortir d’une impasse parlementaire. À l’époque, le dirigeant du Likoud avait proposé que les Israéliens choisissent directement leur Premier ministre lors d’un scrutin spécifique, sans retourner aux urnes pour élire leurs députés.
Cinq ans plus tard, cette même formule pourrait être utilisée par ses adversaires pour tenter de mettre fin à son maintien au pouvoir. Le rétablissement de ce dispositif nécessiterait aujourd'hui une modification législative importante. Surtout, une victoire à une élection directe ne garantirait pas au futur Premier ministre une majorité parlementaire capable de soutenir son gouvernement.
Une autre piste évoquée par Ben Caspit consisterait à limiter le mandat du Premier ministre à deux mandats ou huit années. Une telle réforme pourrait théoriquement empêcher Netanyahu de se représenter, à condition de prendre en compte ses précédents mandats. Mais une application rétroactive soulèverait d'importantes difficultés juridiques et constitutionnelles.