Affaire Quentin : le porte-parole de la Jeune Garde met en cause "les sionistes et l'extrême droite"
Cem Yoldas affirme que "Quentin est loin d’être une victime innocente"


La mort de Quentin en marge d'une conférence de Rima Hassan à Lyon alors qu'il assurait la sécurité du collectif Némésis, continue de susciter de vives tensions politiques. Cem Yoldas, ex-porte-parole de la Jeune Garde et candidat La France insoumise (LFI) à Strasbourg, a vivement réagi aux accusations visant les milieux antifascistes, estimant que le récit dominant occulte certains éléments.
Interrogé sur les affrontements ayant précédé le drame, Yoldas affirme que "Quentin est loin d’être une victime innocente". Il met en cause le collectif identitaire Némésis, qu’il accuse de relayer une version "mensongère" des faits et de manquer de crédibilité politique. Il cite également des images diffusées par Le Progrès et évoquées par Le Canard enchaîné, montrant selon lui le groupe de Quentin charger des militants de gauche. Un journaliste du Progrès présent sur place aurait décrit la victime comme cagoulée au moment des faits, ce qui, selon Yoldas, contredit l’image d’un simple participant passif.
Le responsable de la Jeune Garde insiste toutefois sur un point : "Cela ne veut pas dire que Quentin devait mourir." Il dénonce une instrumentalisation politique du drame et un traitement médiatique qu’il juge à sens unique.
Dans le même temps, Cem Yoldas critique la gestion policière des rassemblements politiques. Il compare la forte présence des forces de l’ordre lors d’une récente contre-manifestation face à une réunion publique de Jordan Bardella avec, selon lui, l’absence de dispositif de protection autour de certaines conférences de personnalités de gauche comme Rima Hassan. Il affirme que ces événements sont régulièrement pris pour cible "par les sionistes et l’extrême droite", estimant que les violences contre les militants insoumis seraient minimisées, tandis que toute riposte serait immédiatement condamnée.
Il évoque notamment une conférence à Bordeaux réunissant des figures de gauche qui aurait été attaquée "à coups de barres de fer", pour illustrer ce qu’il considère comme un climat d’impunité pour certains groupes radicaux.
Ces déclarations s’inscrivent dans un contexte de polarisation accrue, où chaque camp accuse l’autre d’alimenter les violences politiques. L’enquête judiciaire sur les circonstances exactes de la mort de Quentin suit son cours, tandis que le débat public reste profondément divisé.